Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 09:47

Pakistan, le retour
Lundi 15 Mars

Nous revoilà assis sur les bancs pour assister à la cérémonie de clôture de la frontière indo-pakistanaise, la seule ouverte pour les véhicules : « Wagha Border », en compagnie d’autres overlanders, notamment une des familles que nous avions rencontrée à Delhi. Encore une fois, le spectacle nous étonnera, avec ses gardes immenses (ils font tous 2 mètres de hauteur !), ses chauffeurs de salle, et crieurs aux 4 poumons !

 

Wagah Border, Punjab   Wagah Border, Punjab

 

la tribune des hommes, et les VIP devant

 

 

 

 

au fond, les indiens, beaucoup plus nombreux

Wagah Border, Punjab

le percussioniste et son dhol 

Wagah Border, Punjab

 

Wagah Border, Punjab   

 

Wagah Border, Punjab   

 

les gardes, tous plus grands les uns que les autres

 

Wagah Border, Punjab  Wagah Border, Punjab

 

 
Wagah Border, Punjab  Wagah Border, Punjab

 

  Papy chauffe, pas besoin de voix, mais quelle présence !

 

 

 

 

 

Wagah Border, Punjab

                                                                         il est parfois difficile de garder son sérieux

 

 

     Ce soir, nous avons hâte de retrouver la petite équipe de l’hôtel où nous avions passé une superbe dernière soirée en 2009. Arif est là, les retrouvailles sont émouvantes ! Zaheed, le manager de l’hôtel originaire de Gilgit dans les montagnes, est là lui aussi, puis on retrouve petit à petit tout le monde, rien n’a bougé !! Malheureusement, pas de dholak, Arif l’aura demain : pas grave on est tellement content d’être là qu’on décide de rester une nuit de plus…
Cet endroit est un véritable havre de paix, surtout quand on sort d’un pays aussi épuisant que l’Hindustan (l’Inde en hindi), mais bon, malgré le grand carré de verdure qui s’étend entre nous et l’hôtel, les imams sont là pour nous rappeler que nous sommes dans un pays musulman, et la première prière de 5h nous réveillera en sursaut !


Jeudi 18 Mars

    Arif a dû partir en urgence car sa femme est malade, pas possible de l’accompagner, les gens d’ici nous préviennent que ça chauffe un peu à Lahore, il vaut mieux rester ici attendre que cela se calme. Dans l’après-midi, la route est libre, nous pouvons quitter cet endroit improbable, sans pouvoir payer nos consommations que Zaheed nous offre avec générosité. Cette frontière semble être vraiment unique au monde, malheureusement sans un seul souvenir (enregistrement, photo) de notre expérience, mais le plus important bien sûr, c’est que cela se conserve dans nos têtes…

     L’arrivée à Lahore nous rappelle très vite que nous sommes de retour dans un pays pas très sûr : un check-post nous retiendra une demi-heure, pour enfin nous laisser repartir avec le sourire et les saluts des gardes policiers, c’est ça le Pakistan ! Nous nous poserons cette fois au Lahore Backpackers, nouvelle adresse voisine du Regal Inn Internet, sur les recommandations de Zaheed. Là, nous apprendrons qu’il n’y avait aucun problème sur Lahore aujourd’hui, visiblement l’info n’était pas juste, mais nous ne saurons jamais si cela était volontaire ou non…

 

Lahore, Punjab

 

 

 

 

 

 

    Lahore, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Niamat Ali, notre humble serviteur du "Lahore Backpackers"

 

 

 

 

    Niamat Ali, garçon très serviable du Lahore Backpackers, nous emmène sur le champ assister à une nuit soufi (tous les jeudis soirs en réalité). Wouaouh, quelle claque !!! Deux percussionnistes avec leur Dhol, grosse percussion frappée de chaque côté par un bâton de taille et de forme différentes, surpuissants, un troisième à la derbouka : cette musique de transe se joue pendant 4 heures durant, où des danseurs se mettent à tournoyer sans cesse et secouer la tête avec une violence extrême, nous sommes subjugués par ce spectacle d’un autre monde, et encore plus quand nous apprendrons plus tard que Goonga Sain, le maître percussionniste, est sourd et muet !!!

 

Lahore, Punjab

 

                      la nuit sufi : ça tourne tellement vite qu'on ne peut distinguer leur tête !

 

     La culture soufi est encore très présente dans cette région du Punjab pakistanais, et nous découvrons une nouvelle facette de son art musical, après les chants poétiques et mélancoliques d’Arif et ses amis.

     Le lendemain, c’est vendredi, jour de fermeture des lieux publics musulmans, il faudra attendre lundi pour s’occuper de nos visas iraniens, nous en profitons pour partir visiter Hiran Minar, à 50 Km de Lahore.

Samedi 20 Mars
 

     Nous arrivons en fin de journée, mais le garde de Hiran Minar ne nous permet pas de rester là pour la nuit (il s’agit d’un ancien parc aux cerfs aménagé du temps des Moghols au 18è siècle). Pas grave, on se poste devant l’enceinte, on verra demain, mais ici au Pakistan, cela ne se passe comme cela : Abid, un jeune étudiant vient nous voir et nous recommande de ne pas rester là cette nuit, il veut absolument que nous venions chez lui dans le petit village d’en face, c’est plus sûr. Nous acceptons l’invitation, et quelle invitation ! Quand un pakistanais vous invite, c’est pour au moins une semaine, il faut tout manger ce que l’on vous présente, dormir dans la maison et pas question de refuser !!! On s’en tirera avec le repas du soir, la chambre à coucher, et le petit-déjeuner (gargantuesque) du lendemain, en insistant que nous n’avons pas beaucoup de temps et que nous désirons absolument visiter Hiran Minar avant de devoir retourner sur Lahore le dimanche après-midi. L’accueil aura été des plus chaleureux, on a fait le tour de la moitié des oncles et l’échange culturel se révélera très riche en enseignements. Evidemment, l’essentiel du temps, nous serons séparés, Mélanie avec les femmes, et Julien avec les hommes ! Pour manger, on est seul, avec le fils aîné, les autres nous regardent, ouais bon, un peu intimidant quand même ! Nous repartirons, avec des cadeaux en prime (tchador et tenue complète pour Mélanie et riz sucré et coloré en guise d’entremets). La journée du dimanche se passera sous la protection d’Abid et Ali, son meilleur ami qui parle un très bon anglais. On fera même un tour de bateau avec le gardien qui se révélera très bon chanteur, poète et flutiste. Le pique-nique, organisé par des jeunes rencontrés la veille nous surprend : ils sont très bien organisés, avec la sono, le poulet biryiani préparé par une des mamans, tapis, chicha, couverts, boissons, on est comme des coqs en pâte !! Mais le temps passe vite, il nous faut retourner dans la pollution et la circulation folle de Lahore, nous devons dire au-revoir à ce petit havre de paix et de verdure, merci Abid pour l’incroyable accueil que nous a réservé ta famille !

 

Hiran Minar, Punjab

 

Hiran Minar, Punjab

 

 

 

 

 

  Hiran Minar, Abid, Ali, les enfants du village

 

 

 

  Hiran Minar, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

Hiran Minar, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Hiran Minar, Punjab

 

 

 

 

   Hiran Minar, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Pique-nique pakistanais, top organisation ! 

   

    

 

 

 

L'après-midi, de retour à Lahore, on nous propose de nous emmener voir un mariage pakistanais... Arrivés sur les lieux nous sommes un peu "choqués" car c'est le moment où la famille des mariés donne de l'argent aux enfants du village... Mais cette distribution tourne vite à la bagarre générale. Inutile de dire que notre arrivée fut légérement mouvementée... Mais très vite, l'ambiance redevient bon-enfant. Mélanie aura l'honneur de passer un peu de temps avec la mariée, d'une beauté naturelle époustouflante. Nous finirons la soirée en compagnie d'un des oncles et de sa famille.

 

Lahore, Punjab

 

 

Lahore, Punjab 

 

 

     Lahore, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Lundi 22 Mars


     Enfin ! Nous venons de recevoir notre code d’autorisation pour le visa iranien 40 jours après la demande, et la confirmation que nous pouvons lancer la procédure pour récupérer les visas, à Lahore. Ok, on appelle directement : le Consulat est fermé pour Nowrooz, le nouvel an iranien, et cela pour 3 jours…. GRRRRRH ! Décidément, ce visa nous fera faire des cheveux blancs !

     Qu’à cela ne tienne, nous en profiterons pour nous occuper de Zinzin, il en a bien besoin, et puis nous lui avions promis de lui refaire une santé au Pakistan, les mécanos sont très réputés ici. Niamat Ali nous conduit vers Wajid. Ce vieil homme à la barbe grisonnante, d’une extrême gentillesse et cultivé, nous accueille dans son garage (plus un terrain vague qu’un véritable garage) à deux pas de la guest-house. On changera le joint supérieur du moteur (cache-culbuteur) et deux pièces complètement mortes au niveau des lames de suspension avant, normalement recouvertes de caoutchouc, mais il a totalement disparu. Le bruit de claquement que nous avions depuis la France s’était intensifié de manière inquiétante, surtout après les routes du Ladakh. Malheureusement, ces pièces ne sont pas disponibles sur Lahore. Pas de souci, Dr Wajid va les fabriquer !!! Ils sont trop forts ces pakistanais ! Résultat : ça marche ! Vu la confiance qu’on lui porte, on en profite pour lui poser 1000 questions sur le camion : bruits, comportements bizarres. Il nous rassure point par point, nous faisons la vidange, redressons le capot avant, travail qu’avaient bâclé les carrossiers indiens de Goa, pfff. Résultat des courses, 5500 roupies pakistanaises (50 €), dont 1500 de main d’œuvre (12 €), autant dire une broutille pour 1,5 jour de travail à 3 ouvriers !!!

Jeudi 25 Mars
 

 

     Le Consulat iranien n’a toujours pas reçu le code d’autorisation, il faut rappeler samedi, demain c’est fermé (le dimanche pour les musulmans) : oui, bon, on n’est plus à un jour près…

Samedi 27 Mars
 

 

     Toujours rien, rappelez lundi !

Dimanche 28 Mars
 

 

     Nous profitons de ce jour pour joindre Arif et prendre des nouvelles de sa femme. Il nous apprendra qu’elle a été transférée à Lahore, c’est l’occasion pour nous d’aller le voir et le soutenir dans cette épreuve. Cette journée marquera profondément Mélanie de part la dure réalité et les injustices de ce pays, mais aussi par la force des gens qui y habitent…
     Dans un état critique lors de notre visite, nous apprendrons par la suite que sa femme va aujourd’hui beaucoup mieux, nous sommes de tout cœur avec vous et nous ne vous oublierons jamais. Merci pour cette belle leçon de vie.

Lundi 29 Mars
 

 

     Bon, on y va directement cette fois, ils doivent bien l’avoir égaré, ce numéro, normalement il y a 3 jours de délai entre la réception par mail et celle au Consulat !!! Ben non, toujours pas, les numéros se suivent, et là, on n’en est pas encore au notre, grrr ! On commence à se plaindre sérieusement, et le gars semble compréhensif, bien qu’il soit impuissant ; il décide de nous faire gagner du temps et nous propose d’aller d’ores-et-déjà faire faire nos empreintes digitales à un poste de police, ce sera fait ! Ni une, ni deux nous fonçons à l’adresse indiquée, avec la petite appréhension de se faire plumer : en effet, il est connu qu’à Delhi, tout est organisé pour que l’on crache plein d’argent à divers intermédiaires pour obtenir ses fichues empreintes certifiées… Oh surprise, ce fut un vrai jeu d’enfant, et gratuit qui plus est ! Au Pakistan, les flics sont nos amis !

Mardi 30 Mars 

 

     Ca y est ! Le code tant attendu est arrivé !! Au Consulat, nous voici cette fois-ci reçus dans une pièce à part, bien plus confortable, on fait le dépôt de la demande, on paye à la sortie, et rendez-vous en fin d’après-midi… Quoi, dans la même journée ? On croit rêver, ma parole !
     16hoo, nous sommes devant l’entrée fermée, il va falloir attendre l’ouverture qui a l’air de tarder. 2 heures plus tard, la porte s’ouvre et la distribution des passeports se fait directement à la volée, et nous obtiendrons enfin notre sésame, pour une durée de 30 jours, le maximum possible en tant que citoyen français ! Hourra !!! Presque 3 mois après le début de nos investigations, ce dernier visa nécessaire pour rentrer nous aura bien fait suer !!
     Ayant passé 12 jours à Lahore, nous prenons immédiatement la route, à la recherche de nature, loin de la pollution, et faisons cap sur Multan. Premières difficultés pour se poser où l’on désire : aucun hotel ne veut de nous sur son parking, nous devons nous résoudre à chercher un poste de police. Une fois posés dans les quartiers généraux, nous pouvons profiter de la ville le lendemain.

 

Multan, Punjab

                                    les enfants de la police de Multan, après la séance de maquillage 

 

 

Multan, Punjab

 

     Lorsque nous partons, les flics nous retiennent et veulent absolument nous coller une escorte : ah non, pas déjà, s’il-vous-plaît !! Nous partons sans attendre, mais un de leur véhicule nous rattrapera dans la ville, pfff. Sur la Nationale, nous commençons à jouer avec eux en leur faisant signe de nous foutre la paix, mais dans un esprit bon enfant, pour eux comme pour nous. Le soir venu, nous décidons de nous arrêter sur le parking d’une station service, bien décidés à ne pas se laisser faire par l’escorte. Un jeu commence entre eux et nous, Julien plaisante avec le chef, Mélanie s’amuse à se cacher sur le parking pour semer les gardes… Et en profite pour prendre les camion en photos.

 

escortes et camions

 

 

 

 

     escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  une de nos premières escorte, ambiance bon-enfant, malgré notre refus d'être escortés dans cette région

 

escortes et camions

 

escortes et camions

 

 

      les camions pakistanais, de véritables oeuvres d'art ambulantes

 

   escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

escortes et camions

 

 

 

 

 

 

   escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Ils sont surpris et usent de tous leurs efforts pour ne pas partir en fou rire (ce sont des forces de l’ordre tout de même, un peu de sérieux!!!) mais insistent pour que nous continuions encore 2 kms, et après plus de 30 min de négociation, nous cédons, mais pas 1 km de plus!!! Arrivés au péage, Mélanie descend du camion et demande à ce que se soit les policiers qui payent ! Après tout, nous ne voulions pas bouger au départ !!! Les policiers tellement surpris et amusés par notre comportement acceptent sans discuter. Mais l’escorte change à nouveau, nous atterrissons sur un parking d’hôtel où nous refusons de payer un centime et encore moins de prendre une chambre. La nouvelle escorte n’avait pas prévu ça… Ils appellent leur responsable qui se déplacera pour nous parler. Le problème qui se pose, c’est que si nous dormons dans le camion, ils doivent poster un garde sur le parking pour la nuit, sinon nous devons les suivre et dormir sur leur parking… Nous sommes fatigués et ne voulons pas d’escorte. Le chef très compréhensif, nous explique cependant que maintenant que nous sommes « repérés », ils ne nous lâcherons plus jusqu’en Iran!!! Nous finissons par accepter de les suivre, tout en se promettant que ce sera la dernière escorte d’ici Quetta!!!


     Le lendemain, nous reprenons la route avec escorte, mais nous avons en tête de faire un petit détour dans le désert, bien que nous savons pertinemment que les policiers ne nous laisserons pas faire. Coup de chance : la dernière escorte avant l’embranchement a des soucis de voiture il nous font signe de nous arrêter. « C’est le moment, plein gaz ! » Quelques détours et les voilà semés ! C’est parti pour le désert du Cholistan !!! Ouais, bien joué !! On va quand même pouvoir faire un peu les touristes librement ! Aller, hop, on va voir à quoi ressemble le Fort de Deralwar… Tout droit sorti des sables, le fort se dresse au loin majestueusement, tel un château de sable en taille réel ! A ses pieds, une mosquée très ancienne tout en marbre, magnifique. Et pas très loin d’ici, la frontière indienne. Peu de temps avant de repartir, nous retrouverons un des policiers rencontré la veille, il fait partie des services secrets pakistanais et il assure la sécurité d’un bus d’occidentaux (certainement pas des touristes comme nous visiblement). Amusé de nous voir ici sans escorte il n’en dira pas plus, il sait pertinemment que nous ne craignons rien dans cette région…

 

Derawar Fort, Punjab

 

 

 

 

 

 

  Derawar Fort, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derawar Fort, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

    le fort de Derawar et sa magnifique mosquée, le tout en plein désert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 Direction Uch Sharif : autrefois un des lieux principaux du soufisme au niveau du sous-continent indien, les vestiges des mausolées et mosquées de l’époque ont souffert du temps et plus récemment des dramatiques inondations qui ont frappé la région il y a 6 mois.

 

Uch Sharif, Punjab

 

 

 

 

  Uch Sharif, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Uch Sharif et ses mausolées, malheureusement détruits par les inondations de 2010

 

 

 

 

 

     Julien, qui veut depuis longtemps se faire couper les cheveux par un des innombrables « coiffeurs de rue » passe à l’action. Résultat : spectacle en pleine rue, un occidental qui se fait couper les cheveux comme cela, ce n’est pas courant !

 

Uch Sharif, Punjab

 

 

 

  Uch Sharif, Punjab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Uch Sharif, chez le coiffeur (en pleine rue !)

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le lendemain nous découvrons la mosquée Bhong : construite entre 1930 et 1980, cette mosquée, bien que récente, vaut son pesant de cacahuètes : elle réunit tous les corps de métiers et d’art du Pakistan, et les matières les plus nobles : or, marbre incrusté d‘onyx, etc. Toute l’œuvre a été financée par un homme riche de la région, cela a permis de faire vivre 1000 personnes sur le projet, il a même fait construire une ville autour, incroyable !

 

Mosquée Bhong

 

Mosquée Bhong

 

 

 

     la magnifique et surprenante mosquée Bhong

 

   Mosquée Bhong

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mosquée Bhong

 

      Nous quittons le Punjab pour entrer dans le Sindh, pour quelques Km, le temps de traverser l’Indus, et malheureusement de longer d’innombrables tentes de fortune où se tassent encore des réfugiés des inondations de juin 2010, un « spectacle » saisissant.

 

     Entrée au Balouchistan, direction Quetta, on se rapproche vite de la zone dite « dangereuse », mais nous resterons libres jusqu’à l’entrée de la ville. Là, nous demandons à ce qu’on nous emmène à un endroit sûr pour la nuit. On refusait les escortes jusque là, mais ici on ne veut pas jouer les warriors non plus… Et c’est là que le cirque commence ! Nous passerons plus de deux heures à tourner, entre les escortes qui changent toutes les 5 minutes et qu’il faut attendre, atteindre la zone militaire et se faire refuser l’entrée, se retrouver à l’Hotel Bloom Star de l’an dernier mais qui demande les yeux de la tête pour un parking entre 4 murs et une douche pourrie et froide (ce lieu, très connu des overlanders, a pris la grosse tête et maintenant profite de la situation pour charger la mule au niveau des tarifs), etc. Finalement, on finira devant un poste de police dans une voie sans issue, ma foi, on aurait pu trouver pire ! Ce soir-là, on fera copain avec les agents du poste, et ce sera poulet et kabab sur le sol du bureau !


escortes et camions 

 

 escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

     Le lendemain, on décide de partir, cette ville ne veut pas de nous, tant pis pour elle ! Pour confirmer ce sentiment, Julien se fera piquer son portefeuille à la volée, sur le marché en faisant les courses, les 5000 roupies qu’il nous restait pour finir la route et faire un dernier plein, Grrr ! Heureusement qu’on a pu apprécier ce pays autrement jusque là !

Aller, en route pour l’Iran, on a 600 Km de désert sous escorte à faire, et avec tout juste assez de diesel !

     Sortie de la ville, rien à signaler, on vogue librement, jusqu’à demander notre route à un check post, là, les gars sont surpris de nous voir seuls, ma foi, « c’est par là ! »… Quelques Km plus loin, on nous arrête enfin, il faut attendre une escorte, « c’est dangereux cette route » !!! « ben oui, on le sait, mais personne ne veut s’occuper de nous ! Nous, on veut bien avoir une escorte »,  « mais elle est où ? » « Bin on sais pas !!! »  A la fois amusé et surpris, ils nous demandent d’attendre 20 minutes le temps pour eux de s’organiser, et les voilà qui arrivent !

     Pendant 2 jours de route à travers le Balouchistan , cette fameuse escorte aura été bien brinquebalante, on aura même parfois roulé plusieurs dizaines de Km tous seuls ! On a même eu une fois un gars a un check post qui a refusé que l’on dorme là et quand Mélanie lui dit « mais on a perdu l’escorte, on roule quand même ? » Le gars lui répond « bin oui, pas de problème !! » Mais on n’est pas au Pakistan ici ? C’est un pays sûr alors maintenant ???


     Et puis, à chaque fois le même cirque, les gars posent pour la photo, avec leur AK47 et le pickup, ou alors on se tapera un soldat d’au moins, aller, 70 ans, qui arrive à peine à monter dans le camion, et cela sur 200 Km !! Rassurant, non ? Plutôt étonnant, on ne se croirait pas dans une « zone dangereuse » ! Et pour couronner le tout, v’là t-y-pas qu’un flic de je ne sais quelle police (il y en a plein de différentes au Pakistan d’après ses dires !!) nous propose du haschisch et de l’opium le dernier jour !! Non, décidément, la police pakistanaise restera hors du commun à nos yeux !

 

escortes et camions

 

 

 

    le Balouchistan et quelques photos de nos escortes, qui sont très friands de photos

   escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

escortes et camions

 

 

 

 

  escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   escortes et camions

 

 

 

 

 

 

escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   escortes et camions

 

 

 

 

 

à droite, notre fier et non moins expérimenté garde (un peu trop peut-être...) 

 

escortes et camions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 En plein coeur du désert du Balouchistan, une mer de sel, et des dromadaires... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Bref, nous voilà arrivés le 9 avril à la frontière, on dormira au même endroit que l’an dernier, c’est-à-dire devant le bureau des douanes, parfait pour attaquer les formalités dès le lendemain matin et pour dire au revoir au Pakistan avec brochette riz et dessert aux carottes, un vrai régal, le tout offert par les officiers de la frontière. Merci le Pakistan pour ton accueil des plus chaleureux.

10 Avril 2011, 9h20, Taftan Border

Passage de frontière simple et rapide côté pakistanais, on dit au revoir à un pays qui nous aura encore une fois touché, de part les injustices qui y règnent et la résignation de ses habitants, toujours aussi gentils, souriants et accueillants.

Nous aurons parcouru 2565 Km pour cette seconde traversée du Pakistan

Par nanie et ju
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 13:49

 

  Dimanche 2 janvier 2011, 17h30 heure locale
    
 

 
    Retour en Inde, par Mahendranagar dans l’Etat de l’Uttarakhand, direction Rishikesh !! Oui, enfin, presque : à peine quelques Km et déjà on se plante de route !!! Toujours aussi facile de se repérer dans ce pays !! Pas de regret, le détour valait le détour : on longera la frontière népalaise en direction du Nord, pour enfin apercevoir un panorama sur l’Himalaya encore jamais inégalé à nos yeux, époustouflant !!!

1 Uttarakhand
    Finalement, ce petit détour nous aura permis de retrouver l’Inde en douceur, et il n’y a rien à dire : les montagnes, ça vous gagne ! Et puis très vite, on s’aperçoit que les mentalités sont encore assez proches du Népal, on se surprend même à attendre en vain que les passants s’arrêtent en masse devant Zinzin : rien, personne, tout le monde s’en fout !!! Mais que c’est-il passé pendant ces quelques mois ? On nous a changé les indiens ?

    Arrivés à Rishikesh, nous décidons de suivre le conseil de René et Simone (rencontrés au Népal), qui était de séjourner à Lakshman Jhula, de l’autre côté du Gange, un coin plus « shanti, shanti »… Mais nous savons aussi qu’il n’est pas possible de traverser avec Zinzin dans Rishikesh, car les 2 seuls ponts sont pour les piétons et les 2 roues (nous découvrirons plus tard qu‘il existe bien un pont mais sans connaitre la ville, difficile de le trouver). Nous décidons de poursuivre la route dans l’espoir de trouver à traverser, plus au Nord. Nous découvrons une route magnifique qui remonte le cours du Gange, mais malheureusement pas de pont !!!

2 Rishikesh, Uttarakhand
    La nuit tombant, nous décidons de nous arrêter pour la nuit et de faire demi-tour demain. Après une nuit toujours aussi calme en bord de route (décidément ce n’est plus l’Inde !!), nous prenons la route direction Haridwar. Là, nous empruntons la route qui traverse le parc naturel, dans l’espoir peut-être d’apercevoir des éléphants… Pas d’éléphant mais une très jolie petite route en bon état en pleine nature, très peu de circulation… Le rêve, si bien que nous déciderons de la reprendre lors de notre départ pour Pushkar. Arrivés enfin à Rishikesh, nous garons le camion à l’entrée de la ville et décidons de faire un repérage à pied. Nous avons parcouru les rues pendant plusieurs heures mais hélas, à la nuit tombée, toujours pas d’endroit tranquille pour séjourner avec Zinzin. De retour dans notre « home sweet home » nous constatons que la rue est calme… Nous verrons bien demain.
    Après une nouvelle journée de recherche, toujours rien… Bah, après tout, la rue est tranquille, notre « voisin » adorable et la Guest House la plus proche nous autorise à utiliser leur douche en échange de la somme que l’on souhaite. C’est décidé, cette rue sera l’endroit parfait !!!
    Dans cette Guest House, nous rencontrerons quelques Français, dont un couple de vendéens, Thierry et Sabine. Ces derniers ont beaucoup voyagé à travers le monde, et depuis quelques années, ils ont lancé leur business de vêtements (qu’il créent eux-mêmes), basé sur le développement durable, en collaboration avec des tribus du Nord de la Thaïlande. L’échange sera dés plus intéressants, nous espérons les revoir sur la route, peut-être au Rajasthan… Nous resterons quelques jours à Rishikesh, mais le froid aura raison de nous, direction le Rajasthan, le besoin de soleil et de chaleur se fait sentir !!! Pour notre dernier soir, nous invitons Thierry et Sabine qui viendront accompagnés de leur amie Charlotte. Tite soirée, très riche en échange, qui nous fera beaucoup réfléchir avec Julien… Merci à tous les 3 pour cette soirée et à bientôt sur d’autres chemins.

2 Rishikesh, Uttarakhand
2 Rishikesh, Uttarakhand

 

 

 

     2 Rishikesh, Uttarakhand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Rishikesh, Uttarakhand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     2 Rishikesh, Uttarakhand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Rishikesh, Uttarakhand

 

On the road again !!! Après seulement 2 jours de route, à un rythme plutôt tranquille, sur une véritable autoroute, nous voici enfin à Pushkar avec cette fois-ci de l‘eau dans le lac !!!

2 Pushkar
 

 

 

     2 Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Vraiment, ce retour en Inde nous étonne toujours : même la route ne nous stresse plus !!! C’est sûr, on nous à changé l’Inde, à moins que ce soit nous, en fait… Nous décidons de retourner à la même Guest House que l’année dernière, pourquoi changer ? On s‘y sentait bien et Zinzin peut profiter du jardin ! Et là encore, tout a changé !! Le lieu baba cool de l’année dernière où les gens se réunissaient autour du feu pour chanter des mantras avec un harmonium est devenu plus « familial ». En effet, toute la famille des frères Umesh et Choti est venue s’installer avec veaux, vaches et enfants. A présent, la Guest House n’est plus leur seule source de revenu, la terre est cultivée, le restaurant n’existe pratiquement plus (sauf sur demande exceptionnelle) et une partie des bâtiments n’est plus pour les clients mais pour la famille, il ne leur reste plus que 5 chambres à louer… Cela nous semble d’un premier abord plus « triste » que l’an dernier, car l’ambiance a changé, les 2 frères qui étaient dans leur envol l’an dernier ont été probablement rattrapés par la réalité financière, et la présence constante de la famille les rappelle à leurs responsabilités. Mais après quelque jours, nous apprécions aussi cette autre atmosphère, plus proche de la vie familiale peut-être plus tranquille… Enfin plus tranquille, c’est sans compter sur les nombreux mariages qui se déroulent à Pushkar. En effet, ici, les mariages durent une semaine, sachant que :

1) il y a peut-être une 10aine de mariages en même temps,
2) les mariages s’enchainent et se ressemblent,
3) la journée, les femmes défilent dans la rue avec des « music band » (percussions, cuivres et clavier survolté) pour souhaiter la fertilité à la future mariée,
4) le soir, la famille du marié défile avec les mêmes « music band » pour on ne sait pas très bien quelles raisons,
5) les Indiens adorent la music « boum boum » et que toute la nuit ils dansent sur ce genre de musique,
6) probablement les Indiens sont sourds ce qui expliquent la puissance des décibels…
7) le tout ponctué de feux d’artifices et de pétards,
Cela vous donne un petit aperçu de comment un petit village tranquille peut se transformer en discothèque géante !!!

2 Pushkar
 

 

 

2 Pushkar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous n’avons jamais vu ça en 9 mois en Inde, pourquoi ici ? On nous à donné 2 explications :

1) Se marier ici est moins cher et il y a de la place pour loger toute la famille
2) C’est la période, bonne conjoncture des dieux !!! Il est vrai que l’année dernière à cette époque nous étions à Kalkeri, un peu à l’écart du monde…
Dans les 2 cas, quelle chance nous avons, enfin, si on peut dire !!!

    24 janvier

demain c’est notre anniversaire. Comme cadeau, nous décidons de nous offrir un « week-end » à Jaipur, la ville rose, avec hôtel, restaurant, visite, massage… Nous décidons donc de prendre le bus le jour-même, histoire de profiter à fond de cette journée. 3h30 de route, 2 bus, plus de 200 km le tout pour moins de 3 euros !! Ça vaut le cout de s’enlever du stress et de laisser Zinzin à Pushkar. Arrivés à Jaipur, nous nous rendons à l’hôtel que nous avions repéré sur le guide, hélas il est complet. Nous nous rendons donc à notre 2ème option : un hôtel tout aussi somptueux, avec lit en baldaquin, baignoire, réfrigérateur… Le grand jeu !! Inutile de préciser que nous abuserons des bains, de vrais bains chauds et moussants, comme on n’en prend même plus en France…

1 Jaipur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    Le 25 au matin c’est notre journée, une journée rendue des plus agréables grâce à une rencontre providentielle : Dinesh, notre chauffeur de rickshaw. Un chauffeur honnête, gentil, généreux, qui nous a fait vivre une journée magnifique dans cette ville mouvementée. Au programme : visite de l’observatoire, un endroit absolument étonnant où différents instruments de mesure astronomique et astrologique, venus du monde entier, ont été réunis en 1728.

 

5 Jaipur

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    Puis les cénotaphes du Royal Gaitor,

5 Jaipur
 

 


 

     5 Jaipur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    L’immense fort d’Amber,

 

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    Et pour finir le temple de Surya où Mélanie se fera « attaquer » par un singe. Elle n’avait pourtant rien, Julien avait toutes les cacahuètes et pendant qu’il les donnait aux singes et que Mélanie prenait des photos, un singe pensant sûrement qu’elle en avait aussi dans son sac à dos, s’est accroché à ses fesses pour accéder au dit sac !!! Résultat, une jolie marque sur la fesse droite. Mais heureusement il n’a pas traversé la peau, donc une bonne partie de fou rire avec le gardien du temple !!!

1 Jaipur

 

 

 

 

 

 

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     Nous ne verrons pas le temple Hanuman car en cette fin de journée cela nous obligerait à retourner de nuit sur le petit chemin dans les bois et puis après cette longue journée les guiboles fatiguent et la soirée ne fait que commencer.

    De retour à l’hôtel, un bain pour détendre tout ça et nous voici en route pour notre restaurant tournant !! Situé au 14ème étage d’une tour, le plancher est équipé pour tourner à 360° ce qui permet de profiter entièrement de la magnifique vue sur la ville. Au centre, des musiciens indiens animeront brillamment toute la soirée. Et pour ne rien gâcher, la nourriture végétarienne était excellente !!! Une très jolie journée d’anniversaire…
    Le lendemain matin, nous retrouvons notre ami Dinesh pour nous amener au salon de massage Ayurvédique, très agréable pour commencer la journée. Puis un petit tour chez un tailleur de pierres précieuses et enfin direction le bazar avant de quitter notre ami. Merci beaucoup Dinesh et comme nous lui avons promis, voici ses coordonnées, si l’envie vous prend d’aller à Jaipur n’hésitez pas, c’est un homme de confiance :
E-mail : dineshdhap@yahoo.com
Mob : 9314870222

    Petit tour tranquille dans les bazars, repas sur les remparts dans un restaurant super bien placé mais dont le patron n’est pas très sympathique, puis direction la gare de bus pour retrouver Zinzin qui nous attend à Pushkar…


1 Jaipur     1 Jaipur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 Jaipur

 

     Jaipur c’est fini, nous avons adoré cette cité où toute la vieille ville est rose-orangé, une ville indienne certes, agitée et polluée, mais grâce à Dinesh, tout s’est passé en douceur. Merci pour ce cadeau !!

 

Mercredi 26 janvier

 

 Lors de notre retour sur Pushkar, nous ferons la connaissance d’un allemand, Sebastien, qui est venu également par la route mais en transport en commun. Il mène un projet « artistique » auquel nous avons participé, et que nous trouvons vraiment intéressant. Avec son appareil, il prend en photo les personnes qu’il décide d’interviewer, et il pose quelques questions classiques comme nom, prénom, métier, pays d‘origine… histoire de situer la personne. Puis il pose 3 questions très simples au premier abord :
1) Qui es-tu ?
2) Quel est ton rêve ?
3) En quoi crois-tu ?
    Prêtez-vous à ce jeu vous verrez que cela fait réfléchir… Ce projet aura pour but une exposition photo avec une question sous le profil droit, une question sous le gauche et une question sous le visage entier… Un exemple de réponse qu’il a pu recueillir chez les Iraniens : ils ont tous répondu à la question quel est votre rêve : « Iran libre !!! »

Mardi 1er Février

 

Nous reprenons la route en direction de Jodhpur, la ville bleue. Route toujours aussi belle, les indiens toujours aussi cool, les paysages de plus en plus beaux… Un vrai plaisir !!! Et nous avons vu nos 1er dromadaires sauvages !!! Trop fort. Le soir, nous décidons de nous arrêter à 15 Km de Jodhpur en pleine nature pour ne pas finir cette journée par le stress de la ville. Et encore une fois, pas d’indiens autour du camion. Mélanie a pu jouer de la flûte, Julien apprendre son Hindi sans aucune perturbation… Seule une voiture avec 3 indiens s’est approchée, ils nous ont salué puis sont partis aussi vite qu’ils sont venus… On hallucine toujours… Le lendemain matin, on frappe au camion. C’était trop beau !! La tête dans le … nous l’entendons parler de tchaï !! Nous demanderait-il de lui faire du thé ? On aura tout eu !!! Julien sort du camion en plaisantant avec lui, parlant de nourriture, de boissons… Mais nous ne sommes pas sûrs de bien comprendre… L’indien s’en va, puis revient 10 min plus tard avec… du thé !! C’est le cuisto du convoi militaire qui s’est arrêté 300 m plus loin, et qui vient nous offrir du thé. Adorable. Nous passerons un petit moment à échanger avec lui et un ami à lui avant de reprendre la route pour Jodhpur.


    15 km plus loin, nous voici à Jodhpur. Nous avions lu sur un blog que certains overlanders se garaient derrière le fort… Le problème, c’est qu’il nous faut traverser la vieille ville et nous ne sommes pas très motivés. Pour s’y rendre, nous décidons d’aller voir une guest-house sur la route, à tout hasard… Un peu en dehors de la vieille ville, mais pas trop loin, à l’écart du bruit et de la foule, pas très loin de la route de Jaisalmer que nous reprendrons dans quelques jours… Tout a l’air parfait!! De plus la rue est une impasse avec un parc fermé la nuit et les indiens des guest-houses « Durga Niwas et villas » sont charmants. Résultat, endroit tranquille, eau, douche, toilettes, très bon resto, à 2 pas des monuments, le rêve.
   

Le lendemain, journée visite du fort de Jodhpur - une vraie merveille - nous y avons passé une magnifique journée dans le temps des Maharajas. Le fort est très bien restauré et la journée est passée avec douceur dans ce lieu magique.


1 Jodhpur

 

               1 Jodhpur

Vue générale du fort dominant la ville

  La ville bleue, vue du fort


1 Jodhpur

 

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                                                                                                      L'entrée du fort en musique

     Les audio-guides, pour visiter et s'instruire librement                        

 

 

Quelques vues de l'intérieur

 

1 Jodhpur

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Le soir, nous avons fait un repas dans un restaurant des plus romantiques avec vue sur le fort et sur la tour de l’horloge éclairés.

1 Jodhpur


   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 4 Février
 

 

Nous reprenons la route de Jaisalmer, et nous arrêtons le soir aux portes du désert… mouais, pas si désert que ça : nous partagerons un moment avec des enfants du village d’à côté, leçon d’hindi, de géographie, d’anglais visite en détail du camion… Un moment fort sympathique. Le lendemain Zinzin refuse de démarrer… Il est vrai que cela fait un mois environ qu’il fait des siennes, comme s’il était à nouveau en période de décrassage. Mais là, rien n’y fait. Après une matinée à se prendre la tête (durites, pompe d’amorçage), des indiens sont venus nous aider… Au final, ils n’ont rien trouvé de plus que nous : de l’air dans le gasoil !!! L’un d’eux part chercher un mécanicien et après avoir tout vérifié, il retourne le pré-filtre. Il fallait y penser. Depuis, plus aucun problème. Nous ferons brûler des encens au temple près duquel nous étions garés (sous les recommandations de nos amis) puis nous reprenons la route sur quelques Km seulement, car la nuit tombe déjà. Nous nous arrêtons sur le parking d’un hôtel de luxe où nous ferons la connaissance du patron, un homme d’une gentillesse extrême. Sans que nous lui expliquions quoi que se soit, il comprend les difficultés d’un voyage comme celui-ci - tout en aillant conscience du merveilleux évidemment - les difficultés, financière et psychologique, le changement de culture, la vie de couple dans de telles conditions, les questionnements que cela engendre… Bref, un homme d’une sensibilité et d’une écoute comme nous en avons rarement rencontré en Inde. Au final, le parking sera gratuit (malgré une négociation à 150 Roupies à la base), le repas du soir offert et le petit déjeuner avec un prix diminué de moitié… On hallucine. Nous lui avons promis de parler de lui dans notre blog, nous tenons promesse et encore merci pour votre générosité. Il s'appelle Rajendra Sethi et son hotel est situé à Pokaran.

Dimanche 6 février
 

 

Nous arrivons à Khuri dans la guest-house que nous avaient conseillée Anthony et Ophélie. Pas vraiment de place pour le camion, mais la rue est calme et le courant passe tout de suite bien avec le propriétaire, Badal Singh, nous décidons donc de rester là. Plus une « family house » qu’une guest-house, on se sent en effet vraiment en famille ici, on mange même tous ensemble sur le sol de la cuisine les bons petits plats préparés par la femme de Badal, mmmh !

 

3 Khuri

3 Khuri

 

Nous ferons connaissance avec Rosemary, une anglaise habituée du coin et maintenant amie de la famille depuis plusieurs années. Après ces quelques jours de route, qu’il est bon retrouver un peu de calme et de sérénité, au pied des dunes ! Un « camel safari » ? Non, pas tout de suite, d’abord on va faire un tour à Jaisalmer, avec le bus local...

 

Après les villes rose et bleue, voici la ville dorée ! Pour nous de loin la plus envoûtante et impressionnante au niveau de l’architecture. Encore de la pierre finement sculptée, à un tel point que certaines fenêtres semblent faites de dentelle ! L’atmosphère qui y règne est très agréable, il semble que le temps s’est arrêté ici, avant de s’enfoncer dans le sable du désert de Thar, à quelques kilomètres d’ici… C’est d’ailleurs ce que nous confirmera un ethnologue français que nous avons rencontré : il y avait étudié le système ancestral des castes local il y a 20 ans, et à son retour, il constate que rien n’a changé encore aujourd’hui !! A part bien sûr les multiples hôtels qui encerclent le fort, et le Fort lui-même, encore habité, mais devenu surpeuplé, malheureusement à cause du tourisme.

 

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer2 Jaisalmer
 2 Jaisalmer

 

De retour sur Khuri, nous nous préparons pour notre « camel safari », avec nos 2 dromadaires et deux dresseurs (dont un est le fils de Badal, lui-même ex-chamelier) : Mélanie connaît déjà, Julien non, mais ça semble plutôt inconfortable, alors nous décidons de ne partir que pour une nuit. Finalement, ben oui, ce n’est pas confortable du tout un dromadaire, mais la nuit passée à la belle dans le désert restera un moment inoubliable, ça c’est sûr !!!

 

3 Khuri

3 Khuri

3 Khuri

3 Khuri

 

 

Lundi 14 Février
 

 

Le temps est venu de quitter Khuri, non sans avoir retrouvé un peu par hasard, Thierry sur son dromadaire, un français avec qui nous avions passé du bon temps sur Rishikesh, Uttarakhand. Nous partons tous les trois pour Jaisalmer où se tient le festival du désert pour 3 jours. Grâce au contact de Rosemary, nous sommes accompagnés vers une belle haveli (maison luxueuse des nobles de l’époque des Rajpoutes) récemment construite pour en faire un hôtel de semi-luxe : super accueil, douche gratuite, le pied ! Au premier jour du festival, nous retrouverons Barbara, l’amie d’un ami de Julien avec qui nous sommes en contact depuis quelques mois, sans jamais avoir réussi à se rencontrer, entre Népal et Inde du Nord !! Le petit groupe se dirige vers le stade pour les concerts du soir, mais tant de choses à se raconter auront raison de notre attention, et puis, à vrai dire, ce festival est vraiment fait uniquement pour le tourisme, et nous ne nous sentons pas vraiment à notre place (ben oui, on est des touristes, mais pas comme ça !). La soirée se terminera dans un resto du Fort, avec une bande d’européens (espagnols, anglais, allemands et français !).


Quelques images du défilé d'ouverture du festival

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

2 Jaisalmer

 

Le lendemain, on insiste un peu et décidons d’aller quand même voir quelques animations, et que voit-on arriver au niveau de l’entrée : un Merco !!! Des français immatriculés à la Réunion ! Cédric et Sarah sont en Inde depuis un mois ou deux, arrivés de Bombay après avoir envoyé leur Sprinter par le bateau. Tout de suite, on parle à bâtons rompus, et oublions le festival !!! On a faim, on décide de retourner vers Zinzin, et là on croise un couple de suisses, Jill et Janosh, qui eux aussi voyagent en Merco depuis un an, en ayant pris la route de l’Asie Centrale, via Russie et Mongolie, puis Chine à pied, Asie du Sud-Est et Inde de nouveau en camion !!! En deux temps, trois mouvements, nous voilà embarqués dans un trip barbec dans le désert, à 3 Merco, départ le lendemain matin, c’est parti !!!!

 

4 Merco Team

 

4 Merco Team

 

4 Merco Team Jaisalmer

 

Rendez-vous le lendemain matin, on fait le marché : légumes, bière et surtout, viande !!!! Direction Sam, désert de dunes (un peu plus qu’à Khuri, mais « ça

ne vaut pas l’Afrique », comme nous dirons Cédric et Sarah !) d’abord cerf-volant géant, plutôt sportif, puis il faut trouver un coin avant la nuit, avant d’aller assister à la course de dromadaires, en clôture du festival.

 

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

 

On se lance sur une piste, mouais pas bien loin, Janosh en tête s’ensable, Julien derrière, obligé de piler, s’ensable à son tour… Cédric, avec le Sprinter 4x4 nous sortira de là, non sans peine.

 

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il sera alors trop tard pour assister à la course, nous décidons de nous poser 100 mètres plus loin, ça suffit l’aventure ! Finalement, nous n’aurons rien vu du festival, mais un mal pour un bien, on s’est formé une belle équipe ! Super soirée à la belle, barbec et tout le toutim, ça faisait longtemps…

 


4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

 

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam

4 Merco Team sam 

4 Merco Team sam

 

4 Merco Team sam

Vendredi 18 Février
 

 

Au petit matin, on prend son temps, petit déj’ à rallonge, puis la visite d’un gars nous révèle qu’il semble que nous soyons sur le territoire du Parc National. La discussion s’éternise, chameliers et pseudo-gardes s’attroupent, la négociation bat son plein, mais nous tiendrons bon, et ils laisseront tomber… On ne fait rien de mal et aucune indication nous dit que nous sommes sur un territoire protégé, ma foi…


4 Merco Team sam

4 Merco Team

 

 

La team Merco reprend la route, une hâte d’une nuit à Jaisalmer, puis c’est parti pour la découverte de territoires inexplorés : on sent comme une force sur la route, à 3 camions, c’est un sentiment enivrant !

4 Merco Team

 

4 Merco Team Grue

4 Merco Team grues

 

4 Merco Team Nagaur

 

Nous nous arrêtons dans un petit village connu pour sa concentration de grues demoiselles, et nous les retrouverons au rendez-vous, au bord du petit lac. Spectacle magique mais la horde d’enfants nous fait repartir assez vite tellement ils deviennent pressants, ce ne sera pas un bon coin pour bivouaquer. Heureusement, les coins pour se poser ne manquent pas au Rajasthan, contrairement à tout ce qu’on a déjà pu vivre en Inde. Malgré tout, nous ne serons jamais seuls bien longtemps où que nous ne posions !

 

4 Merco Team grues

4 Merco Team grues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, nos routes se séparent pour un temps, Sarah et Cédric veulent visiter Jodhpur, nous les retrouverons sur Pushkar, pour souffler un peu, « shanti shanti » comme on dit ici. Là encore, de bons festins, du repos dans notre guest-house favorite, et connexion internet, pour faire avancer le blog ainsi que nos demandes de visas iraniens, un véritable casse-tête depuis 3 semaines, on espère quand même que ça va se débloquer !

 

4 Merco Team Pushkar


Dimanche 27 Février
 

 

Sarah et Cédric sont pressés, ils partent devant et font cap sur le Népal, l’Inde et les indiens leur font un peu le même effet qu’à nous il y a quelques mois, ils ont besoin de se reposer ! Pour les deux vieux merco (26 et 30 ans tout de même !), encore un peu de repos sur Pushkar. C’est difficile à expliquer, mais on ne sait jamais combien de temps on va rester à Pushkar, tout les gens voyageurs qui viennent dans cette petite ville repartent plus tard que prévu, c’est systématique !

Mardi 2 Mars
 

 

L’aventure continue, direction Delhi, mouais, pas si vite : Silent Bubu (c’est son nom) a encore cassé un support de transmission, pas plus de 50 km/h sur la Nationale, on trouvera un garage Force sur Jaipur, la marque indienne qui a repris la licence Mercedes pour ces fourgons.

Jeudi 4 Mars
 

 

Réparation faite (dieu sait pour combien de temps), cap sur Delhi, où on va se poser dans le parc Nehru, au milieu des ambassades, un coin connu des overlanders : parking gratuit, douches pour 10 roupies, verdure et oiseaux en pleine ville, une bonne adresse !

Nous croiserons d’autres overlanders, deux familles d’allemands, avec leurs gros camions, impressionnants ! Toujours pas de nouvelles de nos visas, le temps presse, nous n’avons plus que 10 jours. Cette fois c’est décidé, on change l’adresse de réception de nos codes d’autorisation, il faut transférer au Pakistan, car nous n’aurons dans tous les cas pas le temps en Inde. Modification faite, la team Merco se sépare, Jill et Janosh ont encore un mois de visa, ils désirent en profiter !

Pour nous, cap sur Amritsar, la route prendra 2-3 jours, très chargée et en construction/rénovation, ah on s’en souviendra des routes indiennes !! Une dernière halte dans la citée sacrée des Sikhs, derniers achats, puis c’est le temps de quitter un pays qui nous aura bien retourné, c’est le moins que l’on puisse dire…

Lundi 15 Mars 14h00
 

 

C’est le dernier jour de notre visa, on va tenter de rester à la frontière, côté indien pour assister à la cérémonie de clôture, mais rien n’y fait, les douaniers refusent, nous devons absolument passer la frontière aujourd’hui. Qu’à cela ne tienne, nous assisterons à la cérémonie côté pakistanais !

Pour cette troisième et dernière partie en Inde, nous aurons parcouru 3690 Km.

 

Par nanie et ju - Publié dans : Inde
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 07:40

 

                   Mardi 31 Août 2010, 13H15 heure locale
 

     Difficile de ne pas comparer le Népal avec sa grande voisine l’Inde… En effet beaucoup de similitudes : vestimentaire, religion, coutumes… Mais beaucoup de différences aussi. Les rapports hommes-femmes sont plus « égalitaires », nous voyons beaucoup de petites filles jouer dans la rue et même parfois avec les garçons, les femmes sont plus abordables qu’en Inde et beaucoup de Népalaises adaptent ou oublient la tenue traditionnelle. Le système éducatif semble plus ouvert sur le monde (on a l’impression que les indiens ne bénéficient pas de cette ouverture, et se retrouvent alors repliés sur eux-mêmes) ce qui rend l’échange beaucoup plus facile. Les Népalais sont aussi beaucoup plus respectueux de notre espace de vie, finit l’attroupement de 20 Indiens autour du camion à nous observer vivre comme des animaux de cirque… Bref, cette entrée au Népal nous fait un bien fou et après 8 mois en Inde, nous ne sommes pas mécontents non plus de retrouver un peu de « confort à l’occidentale ».


     Pour cette 1ère journée, nous décidons de faire cap vers le Chitwan National Park, une envie de se poser en nature et de voir des « Nanimaux » !!!  La route était plutôt bonne mais nous avons quand même réussi à arriver après la nuit tombée !!!  Un peu perdus arrivés à Sauraha, un habitant nous indique la bonne voie… Enfin, bonne… Fatigués, pressés de nous poser enfin, nous nous arrêtons dans la 1ère Guest-House que nous croisons en nous disant « nous verrons bien demain… ». Finalement, nous y sommes restés 9 jours !!!
A cette saison, la mousson sévit encore : chaleur, pluie violente, forte humidité, moustiques, autant de raisons qui nous ont poussés à dormir dans une chambre, autant de raisons aussi qui font que les touristes ne sont pas encore arrivés en masse !!! Et nous découvrons un petit village paisible, tranquille, calme, reposant, que du bonheur !!!

 

1 Chitwan National Park             1 Chitwan National Park

 

 

 

 

 

 

 

     Mélanie est encore malade : cela fait 1 mois que cela traine, le médecin du village lui donne un nouveau traitement  en espérant que celui-ci marchera enfin !!! En attendant, une semaine de repos forcé le temps d’aller mieux pour aller crapahuter dans la jungle...
 

    

     Ayé ! Le grand jour est arrivé ! Mélanie va mieux, la pluie s’est calmée, c’est parti pour la ballade dans la jungle. Accompagnés de 2 guides, nous avons pris une pirogue pendant 30 min pour rejoindre le point de débarquement. En « route », Julien a aperçu une antilope, et plus loin nous avons vu un énorme crocodile sortir de l’eau pour se dorer la pilule au soleil… Impressionnant !!! 

 

1 Chitwan National Park

 

Arrivés à notre point de débarquement, nous entamons notre ballade. La forêt est magnifique, mais en dehors des macaques, langurs, poules sauvages, et sangsues, nous n’avons pas vu d’animaux. Ah si, j’oubliais la merveilleuse et monumentale crotte de rhinocéros !!! Mais ce n’est pas grave, la promenade était tout de même très agréable.

 

1 Chitwan National Park

 

     Le soir même, nous nous sommes rendus dans une autre partie du parc pour passer la nuit dans une tour au milieu d’une clairière entourée de forêt. En nous rendant à cette tour, nous avons vu un rhinocéros, le 1er !!! Mais le soir, perchés sur notre tour, rien d’autre n’est venu nous rendre visite. Après la tombée de la nuit, nous avons mangé en compagnie de notre guide, un très bon curry de poulet… Poulet ??? Alors que nous nous apprêtions à nous coucher, un des guides nous demande de sortir rapidement…. Un léopard était en train de manger les os de poulet que l’un des guides avait jetés par terre. Un animal magnifique à la fourrure grise blanche et noire, s’est mis à tourner autour de la tour sans un bruit à la recherche de quelques os restants… Nous avons pu ainsi observer pendant près de 10 min sa fourrure, sa façon de se mouvoir, le silence de ses pas, sa force que l’on devinait aisément, tout chez lui nous fascinait. C’était un moment magique !!! D’autant plus que le guide nous apprendra que nous sommes plus que chanceux, c’est la première fois qu’on observe cet animal à cet endroit !
     Nous nous sommes couchés, heureux de cette rencontre en espérant que ce ne soit pas la dernière…


 

1 Chitwan National Park     Le lendemain matin, debout avec le soleil, et en guise de petit déjeuner, un cerf et une biche… Sur le retour, nous avons vu 2 rhinocéros et toute une famille de biches, cerfs, faons… retour à la Guest-House, visite de la ferme aux éléphants (avec ses bébés jumeaux, les stars de la ferme),1 Chitwan National Park petites emplettes en ville et… Zut on n’a pas vu l’heure : on est en retard pour la ballade en éléphant !!! Notre ami de la Guest-House est venu nous chercher en moto pour nous amener plus rapidement au lieu de rendez-vous. Notre éléphante nous attendait bien sagement. Dès le début, notre « chauffeur d’éléphant » nous a bien cerné, il a tout de suite compris que l’on respectait la forêt, les animaux et surtout le silence qui l’entoure… Très heureux de nos réactions, il a pris la décision de s’éloigner du groupe assez bruyant, pour nous donner la chance d’apercevoir plus d’animaux… Cela a été récompensé, soit au total : peut-être 6 rhinocéros dont un bébé qui tétait sa maman, 5 ou 6 cerfs, et des 10aines de biches, notre éléphante peut aller partout dans les rivières, les lacs, sur 3 pattes… Elle est trop forte !!! Elle s’est même amusée à chasser tout un groupe de biches et cerfs cachés dans les herbes hautes, C’était trop bien !!!

 

1 Chitwan National Park

 

 

 

 

 

 

 

     1 Chitwan National Park

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 Chitwan National Park

 

1 Chitwan National Park

 

 

 

 

 

 

1 Chitwan National Park

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous aurons bien fait les touristes, mais nous sommes loin d’être déçus du voyage !!
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, demain nous reprenons la route, merci la tite famille pour votre accueil et à tout bientôt peut-être…

 

1 Chitwan National Park

 

     Direction Katmandou !!! C’est la capitale, pas de doute la route va être bonne !!! Heu oui, enfin sauf si on se plante de route…

 

2 De Chitwan à Nagarkot

 

 

 

Le renseignement d’un policier nous a conduit directement sur une route secondaire où nous aurions dû avoir besoin d’un permis spécial pour l’emprunter car il nous fallait traverser un barrage, barrage situé au milieu d’une base militaire… Nous apprendrons tout cela au dit barrage. Les militaires présents sur place nous font signe de nous arrêter, un peu surpris de notre présence, ils nous expliquent la situation et nous informent que la route est très mauvaise et qu’avec notre véhicule cela ne sera pas possible « Mais nous sommes allés au Ladakh, par la route Manali-Leh (cela a l’air d’être une référence, tout de même !) !!! » Nous étions tellement sûrs de nous que les militaires ont consenti à nous laisser passer…

 

    2 De Chitwan à Nagarkot

 

 

 

     Ah bin oui hein, on est toujours des tits malins nous, la route était pourrie est par endroits pire que Manali-Leh, on a bien cru que l’on ne passerait pas surtout quand la pluie a menacé de tomber et avec la nuit en plus !!! Hors de question de s’arrêter car Julien doit rentrer en France dans quelques jours et avant, nous voulions trouver un endroit tranquille pour Mélanie. Or, sur ce chemin, avec la pluie, nous risquerions de rester coincés pendant plusieurs jours, pas le choix il faut passer avant que la pluie n’arrive. En chemin, nous prenons 2 enfants en stop ; arrivés devant chez eux, un homme monte à son tour, il est en retard, il faut qu’on le dépose. Julien lui répond en plaisantant « Hé, c’est pas un bus non plus ». Mais heureusement qu’il était là : il nous a bien aidé à nous désembourber et nous a évité un 2éme embourbement !!! « C’est mon rôle » disait-il « vous, vous me conduisez, moi je vous aide !! » et il a joué son rôle à merveille !!! Arrivés chez lui, il nous a offert des poires pour nous remercier et nous avons repris la route pour encore quelques Kms. Arrivés enfin sur du goudron, nous nous sommes arrêtés au 1er endroit possible, et il était parfait !!!


     Le lendemain matin, nous avons repris la route pour Bodhnath, sûrs que ce serait l’endroit parfait pour se poser tranquille avec le camion… Grave erreur, pas vraiment moyen de poser le camion dans un endroit tranquille a Bodhnath pour 10 jours… En tout cas, nous n’avons pas trouvé. Nous avons donc continué vers Nagarkot, mais là encore, pas par la bonne route !!! Nous avons « préféré » le chemin pédestre !!!     

     Décidément, les routes défoncées d’Inde nous manque !! Là encore, nous n’étions pas sûrs de réussir à passer, mais pas moyen de faire demi-tour donc on avance… Non sans mal, mais on l’a fait (ZINZIN T’ES LE MEILLEUR !!!) et après un bref repérage des lieux, nous avons trouvé l’endroit idéal : un terrain clôturé, plat, avec une vue magnifique pas loin des hôtels avec douche, toilette, eau… Ce sera ici que Mélanie passera les 10 jours à venir pendant que Julien sera en France.

 

3 Nagarkot

 

 

 

 

 

 

3 Nagarkot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 Nagarkot

 

 

 

 

 

 

3 Nagarkot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 jours ont passé, Mélanie a profité de la nature et du calme pour se reposer, Julien quant à lui, n’a pas arrêté entre ses amis, sa famille, son exam, mais n’aura malheureusement pas son diplôme… 
 

 

     C’est les valises pleines, que Julien et sa maman sont arrivés au Népal. Hors de question de revenir de France sans un tit bout de chez nous !! Saint-Marcellin, Ossau Iraty, Comté, Pélardons, côte du Rhône, vin de Charente (chardonnay), saucisson, terrines, chocolat blanc, noir et au lait, pain au noix, nouvel ordi (un tout piti…) quelques cados…  que du bonheur !!!

     Nagarkot est réputé le meilleur endroit pour apprécier, que dis-je, s’émerveiller devant des sommets enneigés de l’Himalaya. Oui, mais il faut se lever tôt (au lever du jour, à 5 heures) à cette époque de fin de mousson, où le ciel reste lourdement nuageux une bonne partie du temps.

 

3 Nagarkot

 

     Nous y sommes restés quelques jours le temps pour Julien et sa maman de se remettre du décalage horaire et de ces longues heures d’attente entre 2 avions (12 heures à Dehli !!!)… Au programme, nettoyage de Zinzin, tri de nos affaires que nous voulions renvoyer en France, ballade autour du village et visite de Bakhtapur, la plus ancienne cité médiévale du pays, le centre ville est interdit aux véhicules, ce qui en fait un endroit très agréable à visiter. De nombreux temples, des petites rues pavées… Toute la ville est construite en bois et brique rouge et possède le tout à l’égout depuis les années 70. Le prix d’entrée est un peu cher, mais cela vaut le détour !!!

 

4 Bakhtapur

 

 

 

 

4 Bakhtapur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 Bakhtapur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après quelques jours passés à Nagarkot, nous décidons de prendre la route pour Kathmandu. Zinzin a besoin d’une révision des amortisseurs, et Mélanie d’un médecin. Après toute une journée de recherche, nous finissons par trouver un garage qui accepte de regarder les amortisseurs… Rien d’alarmant, un tit démontage, nettoyage, graissage, remontage et c’est reparti !!! Merci garage… Nous décidons de retenter l’expérience Bodhnath. Mais décidément pas si simple avec le camion. Nous finissons par trouver un hôtel avec parking juste devant la stupa, 100 roupies par nuit, pas très calme mais pour une nuit cela fera l’affaire. Le lendemain matin, nous prenons tous les 3 un taxi, direction l’Ambassade de France où se trouve le médecin français. Résultat des courses : un tit Giardia, parasite unicellulaire intestinal, rien de grave d’après lui si ce n’est un traitement un peu lourd… « Je confirme, une semaine de crampes d’estomac, nausées, plus d’appétit, si le Giardia a survécu à ça, il est plus fort que mon estomac !!! ».
     Kathmandu, ville mythique !!! Quitte à être là, autant en profiter quelques jours… Petite visite de la ville, shopping, massages, nous ne nous refusons rien !!! La maman de Julien est surprise par la pollution, le bruits des klaxons, ainsi que le contraste avec la capitale de la Thaïlande, Bangkok, beaucoup plus moderne… Pour notre part, nous venons d’Inde et nous apprécions le confort et le côté un peu plus à l’occidentale de la ville et de ce pays en général…

Un besoin de nature se fait ressentir chez tout le monde et nous décidons de faire cap vers Dulikhel, 2ème endroit de la vallée où l’on peut admirer les sommets enneigés. Nous trouvons un Lodge perché sur les hauteurs, avec vue sur les montagnes, chambre de grand standing et pas très chère pour Josy, et place pour Zinzin les roues dans l’herbe gratuite !!! Nous sympathisons avec le patron ainsi que les employés, tous absolument charmants. Nous profitons de ces quelques jours pour visiter la ville, promener, farniente… Une ballade nous conduira au temple de Kali en empruntant un escalier de plus de 1000 marches !!

 

5 Dulikhel

 

 

 

 

 

 

 

5 Dulikhel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jour du départ de maman Josy, le 8 octobre, arrive. Julien et sa maman prendrons un taxi pour rejoindre l’aéroport. Mélanie qui touche à la fin de son traitement restera au camion, vivement que cela se termine. A l’aéroport, Julien ne pourra hélas pas aider sa maman pour les 1ères formalités car les accompagnants ne peuvent pénétrer dans l’aéroport. Un employé de l’aéroport essayera de soutirer de l’argent à Josy, profitant du fait qu’elle ne parle pas beaucoup anglais. Heureusement, elle a fait appel à des voyageurs pour l’aider et n’ayant plus d’argent sur elle, elle a pu passer sans plus de problèmes. C’est décidé, en rentrant en France, Josy se remet à l’anglais !

     Et voilà à nouveau tous les 2… Nous décidons de rester encore un jour à Dulikhel, le temps de préparer le camion. Aujourd’hui, c’est le 8 octobre, cela fait un an tout pile que nous sommes partis, un an de hauts et de bas, de moments magiques et de moments « nécessaires », un an de rencontres, de couleurs, de parfums, un an unique dans notre vie… Pour fêter ça, nous décidons de garder la chambre, que nous ne paierons finalement pas…

     Nouveau départ cette fois-ci pour Pokhara, à l’ouest de la vallée de Kathmandu. Il nous faudra deux jours pour s’y rendre. 200 kms mais avec les poids lourds en panne sur une route étroite de montagne, cela crée inévitablement des bouchons, d‘autant plus qu‘il s‘agit de la route la plus fréquentée de tout le pays. Habitués, nous prenons le bon côté des choses et trouvons un super endroit pour passer la nuit à l’écart de la route, près d’une rivière…
     Nous arrivons enfin à Pokhara en début d’après-midi, ce qui nous laisse le temps de chercher un endroit pour passer une ou deux semaines… Nous finirons par aller au camping à Pame Bazar, de l’autre côté du lac, à 7 kms de Pokhara. Un endroit magnifique au milieu des rizières, au pied de montagnes, au bord d’une rivière… Avec eau, électricité, toilettes, douche, quelques magasins à deux minute de marche, et une famille absolument adorable. De tout le voyage, nous n’avons jamais eu autant de confort et de calme en même temps. Le côté un peu excentré est compensé par un bus régulier qui dessert Pokhara toutes les heures jusqu’à 18h.

 

1 Pokhara

 

     Ici, nous ferons la connaissance de Joe et Mark un couple d’anglais qui voyage en Iveco monté 4x4 depuis quelques temps, ainsi que Suzanne et Adrian un couple de suisses allemands qui voyage en Mitsubishi depuis 6 mois.
     Lors d’une de nos ballades quotidiennes, nous nous sommes retrouvés devant la maison d’une famille Népalaise qui fêtait « Dashain », grande fête familiale hindoue qui dure 2 semaines environ. Pour l’occasion, ils nous ont invité à partager leur repas, tripes de chèvre et chèvre en sauce. Famille absolument adorable, de 7 frères et 3 sœurs ainsi que les parents, les femmes et maris, les enfants… Nous invitons une des petites filles à venir nous voir le lendemain au camion, et en retour, ils nous invitent le surlendemain à la cérémonie des Tikas.

 

8 Pokhara

 

    Le soir en rentrant au camping, nous apprendrons que tous les overlanders du camping sont invités à manger chez nos hôtes. Soirée très sympathique dans une famille Népalaise avec des suisses allemands, des Anglais et nous, pitis français !!!

 

A notre tour, nous les invitons pour un repas "bien français", avec mousse au chocolat, fromage et vin rouge à la clef ! Malgré la distance culinaire qui nous sépare, ils apprécieront, surtout le vin !

 

1 Pokhara

 

1 Pokhara

 

     Juste après le départ des deux couples d’overlanders, Andy, un jeune allemand, en vélo depuis Delhi, voyage « à coût réduit » avec sa tente et sa petite remorque qu’il s’est fabriquée à la capitale indienne. Le temps de faire un peu connaissance, puis c’est le moment pour nous de retourner à Kathmandu pour le visa Pakistanais. C’est décidé, nous prendrons le bus, nous ne sommes pas vraiment motivés à y retourner avec le camion et puis nous savons qu’ici, il est en sécurité. Pour autant, nous craignons une nouvelle invasion car nous entendrons des bruits familiers qui nous rappellent quelques souvenirs de rongeurs dévastateurs…
Nous prendrons le bus le dimanche à 7H30 du matin pour arriver à Kathmandou vers les 15H. Les prix des Guest-House ont presque doublé en 2 semaines, et il nous sera difficile de trouver une chambre correcte à moins de 500 roupies.
     Dès le lendemain, direction ambassade Pakistanaise. Là, nous apprendrons que depuis 6 mois les lois ont changé et qu’il va falloir attendre au moins 8 semaines la réponse du Pakistan pour savoir si oui ou non notre visa est accepté. Problème : il ne nous reste plus qu’un mois sur notre visa Népalais. Dans la mesure où nous n’avons rien à payer pour faire notre demande au Pakistan, nous décidons de déposer quand même le dossier et de prolonger d’un mois notre visa Népalais. De tout façon, c’est un pays où l’on se sent bien alors 1 mois de plus ici ne sera que mieux. Puis, histoire de mettre toutes les chances de notre côté, nous décidons d’envoyer nos passeports ainsi que différents papiers pour faire notre demande pour le visa Pakistanais, en France en passant par une agence. C’est un risque, mais attendre ici sans savoir si la réponse sera positive, est aussi un risque, et c’est non sans une certaine angoisse que nous confions nos passeports à DHL. Nous profiterons également de cette envoi pour faire une photocopie couleur de nos passeports et de les faire plastifier comme nous l’ont montré Elisabeth et Jacques au Pakistan, histoire de posséder des papiers plus ou moins officiels sur nous !
     Une dernière petite soirée, à la capitale, avec un apéro dinatoire au restaurant français « Délices de France »,6 Kathmandu puis petit concert de Jazz dans un bar très connu de la capitale, le « Jazz Upstairs », et nous voici de retour à Pokhara le 28 Octobre, au pied des montagnes de l’Annapurna, qui se font de plus en plus belles en cette saison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Pendant notre absence, un nouvel habitant s’est bel et bien installé dans Zinzin : cette fois-ci, on passe à la taille supérieure, puisqu’il s’agit… d’un rat !!! A notre retour nous avons eu la curieuse surprise de découvrir des œillets d’inde dans et sous notre lit !!! Nous découvrirons également par la suite des petits cailloux sous le lit et dans le moteur (notamment placés dans le système d’accélérateur !!! Bon, il nous faut sortir la tapette turque, elle était trop grosse pour les souris mais elle sera parfaite pour un rat…

     La saison des festivals bat son plein : après Dashain et Dipawali, Tihar clôture le tout, laissant place à la récolte du riz. Tihar, c’est tour à tour la fête des aînés, puis des frères et sœurs, des enfants et enfin des animaux. Pour la fête des enfants, cela se traduit entre autres par la visite des maisons en groupe, en chantant et en dansant pour récolter quelques roupies et s’offrir des bonbons et chocolats. Les animaux ont droit aussi à leur part du gâteau, ils se retrouvent avec un collier d’œillets d’inde et un Tika sur le front, on peut dire qu’ils sont un peu ridicules avec leur nouvelle parure !! Les enfants se réunissent également pour leur chanter des chansons…

 

1 Pokhara

 

 

 

 

 

1 Pokhara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Pendant la saison de Tihar, Basile et Vanessa nous rejoindrons pour quelques jours avec leur tente. Ils ont pour projet de rentrer en Suisse en voiture !! Ils désirent acheter un 4x4 Mahindra (marque indienne), l’aménager un peu, et prendre la route du retour !! Projet fou, mais assez sérieux à les entendre ! Ma foi, nous ne sommes plus étonnés des gens et des projets que l’on rencontre sur notre route, nous nous sentons de plus en plus banals avec notre projet de voyage par la route avec un vieux camion tout bariolé.

 

1 Pokhara

 

 

 

 

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     Ensemble, nous assouvirons notre manque de viande et de grosse bouffe, puisque les 4 jours de leur présence se résumeront à aller chercher du bois, faire le barbecue, les courses, et… manger (poulet, buffle, poisson du lac) !!! Aussi, il y a bien longtemps que nous n’avons pas pu discuter autant avec des occidentaux, et le courant passe plutôt bien entre nous, notamment pour les tâches à accomplir où tout le monde trouvera sa place facilement, et tout roulera de bout en bout. Pour tihar zinzin ne sera pas oublié (après tout c’est une maison aussi !!!) et un groupe d’enfants viendrons nous offrir danses et chants plus ou moins traditionnelles…

 

1 Pokhara

 

 

 

1 Pokhara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Le voyage continue pour les deux suisses-allemands, qui se rendent à Kathmandu pour leurs visas indien et pakistanais. Nous resterons en contact, des fois que nos deux routes se croisent de nouveau sur le retour !

 

1 Pokhara

 

     Le rat est toujours là, la tapette inefficace et le salopard nous a déjà bien attaqué les caoutchoucs, plastiques, bois, fils électriques, sans que nous parvenions à l’attraper. Il nous faut vite trouver une solution avant que les dégâts ne soient irrémédiables !! Nous achetons une cage qui, nous l’espérons, sera plus efficace. En attendant, sa présence de 3 semaines nous oblige à faire un nettoyage en profondeur de Zinzin (draps, ustensiles de cuisine, placards, etc.).

 

1 Pokhara

 

     Dimanche 12 Novembre : La petite vie suit son court au camping, où un petit buffle est né hier matin. Il cherche à téter tout ce qui se trouve sur son passage, trop rigolo !!

 

1 Pokhara

 

     Nous avons à nouveau de la compagnie au camping, 2 couples d’allemands nous rejoignent, un en VW et l’autre en 4x4 Mercedes. Et la cage à rat s’avère très efficace : dès le 1er soir nous capturons notre vandale !! Le couple d’allemands en 4x4 nous propose de le relâcher à 5 kms de là, cela nous soulage, nous n’avions pas très envie de le tuer, il est vraiment trop mignon !!!
     Nous pensions en être débarrassés, et bien non ! Ce petit rat n’était pas tout seul, en effet après avoir coupé les riz, les rats se sont retrouvés sans habitation et ils trouvent refuge dans les maisons !!! Trop, c’est trop : entre les rats et  Julien qui a « les pieds qui le démangent » nous décidons de partir quelques temps dans les environs. En effet, nous ne pouvons pas partir trop loin sans nos passeports qui tardent à revenir de l‘Ambassade pakistanaise à Paris. L’agence qui s’occupe de notre demande de visa nous dit que c’est dû à l’Aïd,, fête musulmane aussi importante que Noël pour les chrétiens… D’après eux, l’ambassade Pakistanaise à Paris est fermée pour au moins une semaine, décidément, c’est pas de chance pour nous !!! En attendant d’avoir plus de nouvelles, nous décidons de partir quelques jours dans les environs de Pokhara vers : Begnas Tal et Rupa Tal, 2 magnifiques lacs, ainsi que les vues sur l’Himalaya (le Macchapuchre ou « fishtail » et les Annapurnas).

 

2 Autour de Pokhara

 

Il nous sera difficile de trouver une place près des lacs mais en baladant un peu nous trouverons une place dans les rizières près d’un hameau qui appartient à une famille hindoue de 7 frères, tous mariés avec au moins une femme, voire deux… L’endroit est magnifique et la famille adorable, nous goûterons ici du miel directement dans la ruche, les petites alvéoles ont un goût de carton mais le miel n’est pas mauvais… Malheureusement ici il fait froid, très froid, nous sommes même obligés de rallumer le chauffage pour la première fois depuis la Turquie !!! Situés sur le versant Nord de la montagne nous n’avons que quelques heures de soleil par jour, et avec la rivière du glacier en contrebas, le vent et la neige pas loin, on se les gèle !!!
     A notre retour sur Pokhara, nos passeports sont revenus de France, avec le visa Pakistanais d’un mois, YES ! Ça, c’est fait ! Mais nous apprendrons dans le même temps que l’ambassade Pakistanaise n’y était pour rien il n’ont fermé qu’un seul jour !!! L’agence à gardé nous passeports sans raison et de manière plutôt antipathique… Il semblerait qu’ils ont perdu des clients !!!
     Illico-presto, nous les envoyons sur Kathmandu pour demander les visas indiens, ne perdons pas de temps, nos visas népalais se terminent le 28 décembre prochain, soit dans moins d’un mois !

Le temps passe sans qu’on s’en aperçoive, il fait bon vivre à Pame !

 Les quelques objets perdus à Goa lors de notre accident commencent à réellement manquer, Mélanie décide de fabriquer une table en bois, pliante ou démontable, en achetant les bois directement à la scierie à côté du camping… Les bois ne sont pas très secs mais tant pis le retour n’est pas dans si longtemps !!!

 

1 Pokhara

 

 

 

 

1 Pokhara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Nous décidons d’aller faire un tour derrière le lac, vers Baglung, le temps que les passeports reviennent de Kathmandu, et sur la route nous tomberons sur un petit combi VW blanc, immatriculé en Normandie !! Anthony et Ophélie sont partis il y a 6 mois déjà, nous les invitons à nous rejoindre au camping pour passer les fêtes de Noël ensemble, on se verra à notre retour !
Finalement, le même jour, nous sommes encore sur Pokhara quand nous revoyons les normands, accompagnés d’une famille de Chambéry, voyageant depuis 3 ans en camion !!! Jean-Noël, Stéphanie et leurs 4 enfants; chouette, ça fait beaucoup de français d’un coup, et tant de choses à se raconter !! On se donne rdv pour Noël à Pame, et prenons notre route le lendemain matin.
Nous partirons une petite semaine avec camping au bord d’une rivière puis camping sur une crête prés d’un très joli village où nous rencontrerons un Népalais prénommé Goram à cause d’un quiproquo. En effet nous pensions par erreur que Goram signifiait maison en Népali… Le 1er soir de notre arrivée des enfants viennent jouer autour du camion et nous échangeons quelques banalités avec eux avec leurs quelques mots d’anglais et nos quelques mots de Népali. Nous leur montrons Zinzin en disant que c’est notre « Goram » et vous où est votre « Goram » ? Et les enfants nous font oui de la tête et nous désignent les maisons situées dans la colline… Plus tard dans la soirée, un homme prénommé Goram vient frapper au camion en compagnie de sa femme, persuadé qu’il nous connait et que nous nous sommes déjà rencontrés… Que c’est-il passé ? En fait, il y a 2 ans de cela un couple de français avec un Mercedes s’était garé exactement là où nous sommes et ils avaient fait la connaissance de ce fameux Goram. Les enfants ont cru que c’était nous et que nous leur demandions où était Goram… Et pour la maison cela ce dit Gor en Népali !!! On avait tout faux…
En tout cas, l’endroit était idyllique avec d’un coté la vue sur la vallée et de l’autre la vue sur les montagnes enneigées…

 

1 Pokhara

 

 

2 Autour de Pokhara

 

Quelques jours plus tard, nous voici de retour à Pokhara, avec l’agréable surprise d’apprendre que nos visas ont été acceptés et que les passeports sont sur le chemin du retour. Arrivés à Pame, nous sommes surpris de constater qu’il n’y a personne au camping, mais l’accueil de la petite famille nous fait encore une fois chaud au cœur.
Le lendemain, Ursel et Janush sont de retour eux aussi et ils nous annoncent qu’un couple d’autrichiens qui voyage à 2 motos vont nous rejoindre pour le réveillon de Noël… Quelques jours plus tard un couple de Français, Michaël et Marie débarque également au camping avec leurs parents Martine et Paolo en visite pour un mois. Michaël et Marie sont partis d’Australie où ils ont acheté et construit leur Land Rover pour rejoindre la France par la route… Ils n’étaient normalement que de passage au camping mais après réflexion, ils resteront pour le réveillon. Le 24, Jean-Noël, Stéphanie et leurs 4 enfants ainsi que Ophélie

et Antony nous rejoindrons eux aussi au camping, ainsi qu’un suisse qui voyage seul en moto. Un joli réveillon s’annonce et Mélanie est ravie, elle voulait un vrai Noël avec plein de gens et voilà que son vœu se réalise. Toute la journée, chacun s’affaire à sa tâche, entre préparation du repas, décoration, installation, nettoyage, discussions, rencontres, échanges, jeux… Bref, une belle journée. Clémentine, la plus grande des 4 enfants, a fait des merveilles en décoration de Noël, recréant une crèche grandeur nature avec en guise de petit Jésus, un nounours !!! Au repas, toast, terrine, vin chaud, légumes crus, mayonnaise aux câpres, poulet, gratin dauphinois, buffle, brochettes, gâteaux, mousse au chocolat, bon vin…  Bref un vrai repas de Noël !!! Les enfants de la famille Népalaise ainsi qu’Eric, leur gendre suisse, se joindront à nous également, au total, nous étions 22 autour du feu ce soir-là !!!

 

1 Pokhara

1 Pokhara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, tout le monde se montre les cadeaux qu’ils ont reçu du Papa Noël et Julien apprend à la tite famille comment jouer au carom (cadeau du Papa Noël !!!).

 

1 Pokhara

 

 

1 Pokhara

 

Le 25, Michaël, Marie et les parents reprennent la route et le 26 décembre, c’est autour de Ursel et Janush, les 3 motards, Ophélie et Antony et nous. Seuls restent les 4 enfants et leurs parents.

 

1 Pokhara

 

 

1 Pokhara

 

 

1 Pokhara

 

1 Pokhara

 

 

1 Pokhara

 

     Après une brève halte à Pokhara, pour les Joyeux Noël officiels à nos familles, nous prenons la route du Teraï (plaine du sud du Népal, frontalière avec l’Inde) le 27 décembre. Sur la route, Tansen, ville perchée sur une colline, mais finalement rien de bien intéressant, nous y passerons la nuit et repartirons dès le lendemain matin.

 

3 Tansen

 

     Julien se récupère la saloperie qu’avait chopé Mélanie 4 mois auparavant : un bon Giardia bien aigu, on vous épargne les détails…
     De retour en plaine, le temps se veut un peu plus clément, mais pas aussi chaud que Julien l’avait prévu : il va falloir encore attendre un peu pour retrouver des températures à T-shirt et tongs !
     Le Parc National de Bardia approche, une nuit passée sur la route, dans les bois, toilettes géantes pour Julien qui les utilisera sans retenue ! Mais heureusement nous avions gardé l’ordonnance de Mélanie, tout rentrera dans l’ordre rapidement…

30 décembre 2010 : Bardia National Park

     On y retrouve Michaël, Marie, Martine et Paolo, et faisons également la rencontre d’un jeune couple d’autrichiens, René et Simone, ça ne s’invente pas !!! Ils voyagent en moto (KTM 950 pour les spécialistes) qui sont arrivés depuis peu au Népal, partis d’Autriche quelques mois auparavant, et en direction de l’Asie du Sud-Est.

     Nous passerons le réveillon ensemble, fois gras et champagne en prime !!! Un peu de musique népalaise pour l’ambiance, mais à 22h00, tout le monde va se coucher, c’est bien la première fois qu’on fait un réveillon du jour de l’an qui se termine avant minuit !! Pour notre part, nous finirons la soirée dans le camion avec René et Simone.

     Le lendemain, direction le parc pour une descente de la rivière en rafting !!! Euh, disons plutôt « floating », on repassera pour les sensations, mais on avait été prévenu ! Remarquez, pas mal pour un premier de l’an : sur une rivière dans un parc national !!! Pas mal, certes, mais on aurait apprécié s’il n’avait pas fait un temps aussi pourri !!! Glagla, une journée complète assis sur un bateau pneumatique à se cailler les meules, pour voir quelques oiseaux migrateurs et le dos d’un croco à 100 mètres, mouais… Heureusement que nous avions été beaucoup plus chanceux à Chitwan, ça fait passer la pilule !

 

5 Bardia National Park

 

5 Bardia National Park

 

 

 

 

 

 

5 Bardia National Park

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     2 janvier 2011 : Avec le temps pas très clément et nos visas terminés depuis le 28 décembre dernier, il est temps de se diriger vers la frontière indienne, Mahendranagar. Nous devons dire au revoir à nos amis autrichiens et se souhaiter réciproquement bonne route, en espérant se revoir un jour, le courant était bien passé entre nous. Nous ferons le reste de la route avec la tite famille de Français, avant de se séparer en Inde.

Kilométrage au compteur de Zinzin : 179 263 Km. Nous aurons parcouru 1 801 Km au Népal.

Par nanie et ju - Publié dans : Népal
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 22:34
                               L'école à l'étranger


1) Les différentes façons d'écrire "Ecole" dans les pays que nous traversons

Italien :  
scuola (mici Lucie)
Slovénie :
sola
Croatie :  
škola
Serbie :    wkoΛa / škola
Bulgarie :  nous ne savons pas...
Gréce :     
σχολειο / scholeio
Turquie :   Okul

2) Le Système scolaire en Grèce

-         Maternelle : Depuis 10 ou 15 ans, il est possible, pour les enfants, d’aller à la maternelle mais elle n’est pas obligatoire.

 

-         L’élémentaire : Dimotiko* en grec, est obligatoire à partir de 5 ans. Il y a 6 niveaux de classes : 1, 2, 3, 4, 5, 6. L’école élémentaire fonctionne sur le même principe que les collèges. Il n’y a pas un instituteur par classe, mais un par matière. Les cours durent entre 45 min et 1h. Les élèves étudient le grec moderne, le grec ancien, la théologie, les mathématiques, la géométrie, l’histoire, la physique, la biologie... ainsi que 2 langues étrangères obligatoires : l’Anglais (obligatoire) + le Français ou l’Allemand. Cela les oblige dès la 1ère année à apprendre 2 alphabets différents, celui que l’on connaît en France pour l’anglais, le français ou l’allemand et leur propre alphabet : « Alphabeta » (prononcer « alfavita »).

Dans les écoles, les enfants ne se mettent pas en rang pour entrer en classe. Les écoles sont très bruyantes, mais pas de manque de respect particulier...

 

-         Collège : Les enfants entrent au collège, gymnasio* en grec, vers 11/12 ans. Le collège dure 3 ans.

 

-         Lycée : A la fin du collège, les élèves choisissent s’il veulent intégrer un lycée professionnel ou général. Le Lycée, lykeio* en grec, se passe également sur 3 ans.

 

-         Université : Il y a 2 types de Facultés, soit général, soit I.U.T, T.E.I en grec (Institut d’Education Technologique). En Grèce, la fac est gratuite. Les élèves intègrent tel ou tel fac selon les notes qu’ils ont eues au lycée. La conséquence de ce système c’est que beaucoup d’étudiants grecs partent a l’étranger pour suivre les études qu’ils souhaitent. Cela entraîne, par la même occasion, une perte économique pour le pays...

 

Sur le marché du travail certains diplômes sont demandés, diplômes que l’école publique n’est pas en mesure de délivrer. Du coup, les familles doivent payer en complément des écoles privées, frondistirio*, pour que leurs enfants puissent passer ces diplômes.

Autrement dit, les enfants ont école de 8h à 14h dans les écoles publiques, 5 jours par semaine et 2h l’après-midi  entre 15h30 à 21h30 (15h30-17h30, 17h30-19h30 ou 19h30-21h30) dans les frondistirio  2 à 3 fois par semaine. Ces frondistirio préparent les enfants dès leur plus jeune age aux diplômes d’Etat (diplômes privés : « the Lower Certificate of English », « First Certicate of English »...). L'avantage de cet enseignement c'est le nombre d'élèves par classe, moins de 10 par groupe. Malheureusement, ces fondistirio étant des établissements privés, donc payants, toutes les familles ne peuvent pas offrir cet enseignement à leurs enfants...

 

En Grèce, l’Eglise et l’Etat sont encore liés. A chaque rentrée scolaire, à Noël, pour Pâques, etc. les prêtres viennent bénir l’école, faire un discours... Les Grecs, dans l’ensemble, sont encore très attachés à la religion, donc il leur est naturel que l’école publique et la religion soient liées. Par contre, cela rend plus difficile l’adaptation des enfants non orthodoxes qui sont en faible minorité...

En ce qui concerne les enfants ayant besoin d’un enseignement particulier, les seules écoles spécialisées sont soit à Athènes, soit à Thessalonik, ce qui pose là encore quelques problèmes pour les familles qui habitent loin de ces villes...

 

* Dimotiko = public

* Gymnasio = collège

* Lykeio = lycée

* Frondistirio = école privée


Par nanie et ju - Publié dans : L'école
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 21:42
Nous avons choisi de parler de l'eau et de son utilisation à travers les pays que nous traverserons.

Voici quelques questions posées "telles quelles" par les enfants :

1- A quoi ressemblent les rivières : de quelle couleur est l'eau ? est-elle polluée ? est-elle agitée ?

2- Y a-t-il des lacs et des rivières ? des mers ?

3- quelle eau boivent les habitants ? est-elle polluée ? est-elle potable ? quels risques prennent-ils s'ils boivent de l'eau polluée ?
4- A quoi sert l'eau ? boissons ? nettoyage ? arrosage ? baignade ?
5- Les gens se baignent-ils ? Où ? Se baignent-ils dans de l'eau polluée ?
6- Y a-t-il de l'eau courante partout ? Y a-t-il du gaspillage d'eau ? 

 

La plupart de ces questions sont très pertinentes ! Nous allons essayer d'y répondre, en proposant de les classer de la manière suivante : les différentes formes où se présente l'eau dans la nature (rivières, lacs, mers, ...) ; la facilité / difficulté d'accès ; les différentes utilisations de l'eau. Chaque partie sera alimentée tout au long de notre voyage.


I. L'eau dans la nature

En Europe, on observe de nombreuses rivières, lacs, de plutôt bonne qualité, spécialement dans les régions montagneuses. Nous avons traversé des pays ayant un accès très réduit à la mer (Slovénie, Serbie), et d’autres bordés par plusieurs mers (Italie, Grèce).

Iran : du Nord-Ouest au Sud-Est, nous aurons traversé un pays aride, avec très peu de rivières et de végétation. Pourtant, l’eau est bel et bien présente, mais sous terre !

                 

Pakistan : toute la partie sud-ouest du pays s’étend une région aride, le Balouchistan qui est composé de montagnes désertiques ; cette région s’étend sur 3 pays : l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan. L’eau y est rare, il faut aller la chercher dans le sol, à des profondeurs parfois importantes (plusieurs dizaines de mètres). Lorsqu’on sort de cette région, on rejoint la vallée de l’Indus, grand fleuve qui descend de l’Himalaya, et traverse tout le pays du Nord au Sud, jusqu’à la Mer d’Oman. On voit très vite les paysages changer, d’un beige clair à un vert profond, on voit des arbres, des cultures, et beaucoup plus de monde !

En somme, c’est là que l’on s’aperçoit que : là où il y a de l’eau, il y a de hommes, ou plus largement, il y a de la vie !!


II. L'accès à l'eau

En Europe, tout le monde a l’eau chez lui qui sort du robinet. En particulier, en Serbie et Bulgarie, de nombreux points d’eau sont mis à disposition le long de la route

Turquie :

- en ville, les habitants ne boivent pas l’eau qui sort de leur robinet, ils s’approvisionnent par bonbonnes de 20 Litres d’eau minérale.

- à la campagne, on peut boire l’eau si elle est près de la source, il vaut mieux demander aux habitants s’ils la boivent eux-mêmes avant de s’y risquer.

- Sur la route : on trouve régulièrement des points d’eau , difficile de savoir si elle est systématiquement potable, on ne s’y risque pas

Iran : Il faut aller la chercher au niveau des nappes souterraines, en creusant des puits plus ou moins profonds, la remonter à l’aide d’une pompe électrique ou à main, puis la stocker dans des réserves (« tanks ») que l’on place à plusieurs mètres de hauteur, pour ensuite bénéficier de la gravité pour obtenir assez de pression au robinet, c’est le principe classique utilisé pour les châteaux d’eau !

En général, l’eau souterraine ne comporte pas de risque sanitaire majeur, mais si elle est stockée pendant plusieurs jours, il vaut mieux la traiter.

 

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Pakistan, Inde : l’eau n’est pas forcément accessible facilement, il faut aller la chercher au puits, et sa qualité n’est pas très bonne. On achète systématiquement de l’eau en bouteille, pour notre consommation personnelle, l’eau que l’on prend dehors est réservée pour la toilette et la cuisine aussi, car elle est bouillie.


Globalement, l'utilisation de l'eau reste sensiblement la même à travers les pays, avec quelques variations : si la région est agricole, le premier consommateur d'eau sera l'agriculteur, si la région est industrielle, ce seront les usines qui consommeront le plus, et en zone urbaine, ce seront les habitants.

En terme de qualité, celle-ci aura des exigences différentes selon l'utilisation qui en est faite : l'agriculture sera le domaine le moins exigeant, l'industrie agro-alimentaire la plus exigeante, avec l'eau destinée à la consommation humaine. Autre exemple, pour les eaux de baignade, l'eau n'est pas forcément potable, mais ne doit pas présenter un risque au contact de la peau.


Grèce : plus des ¾ des toits des maisons sont équipés de chauffe-eau solaires, étant donné la région très ensoleillée (les plus chauvins disent que le ciel est dégagé 320 jours par an). Contrairement à ce que l’on pense, il ne s’agit pas d’une action du Gouvernement en faveur du développement de ce type de chauffe-eau, mais Dinos nous apprend qu’il s’agit un peu d’une mode, un peu comme avoir le dernier Ipod ou le dernier téléphone-GPS-ordinateur-micro-onde : surprenant, mais tant mieux, si la mode va dans ce sens , on économise de l’énergie fossile !

 

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Turquie :

- Pisciculture : dérivation d’une partie du cours d’eau de la rivière de montagne, bassins successifs avec mini-chutes d’eau pour reproduire l’effet remout de la rivière et surtout pour oxygéner, et oui, les poissons respirent sous l’eau ! Elevage des diverses espèces existantes dans la région, vente et restauration sur place.

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IV. Cas particulier de l’Inde

 

L’inde sera pour nous le premier pays traversé où nous vivrons « la mousson ». Cette période de l’année, située en été, est exclusive aux régions tropicales du globe, à l’opposé de la saison sèche en hiver (et oui, ici, l’hiver, il fait 25 à 30°C, et il ne pleut quasiment pas !). L’énorme majeure partie des pluies de l’année sont regroupées en 2 à 3 mois. Des pluies diluviennes s’abattent sur le pays, les rivières et lacs sortent de leurs lits, entraînant tout sur leur passage, et notamment les ordures. Aussi, pendant cette période, beaucoup de routes deviennent impraticables.

 

Une des contradictions de ce pays porte sur l’eau ; en effet, l’Inde regorge d’eaux souterraines, lacs, rivières et il existe une saison des pluies 3 mois de l’année. Et pourtant, l’eau potable est un réel problème, car la plupart de ses sources sont polluées. On peut identifier plusieurs origines de la pollution : l’assainissement, c’est-à-dire, la gestion des eaux usées, y est quasi inexistant ; autrement dit, toutes les eaux qui sortent des ménages sont en général renvoyées directement dans l’environnement, sans le moindre traitement. Aussi, l’Inde est un pays très rural qui a développé son agriculture il y a quelques années en la modernisant, notamment en insérant systématiquement des produits chimiques pour fertiliser et protéger les cultures. Le résultat ne s’est pas fait attendre : cette agriculture n’est pas durable, et encore moins quand elle est appliquée « en masse », pour nourrir un milliard d’individus... Une des conséquences est que les eaux souterraines sont désormais fortement touchées, et pour de très nombreuses années, étant donné le très long temps de renouvellement qui existe dans ce type d’eau. Pour ce qui est des eaux superficielles (lacs, rivières), certes leur temps de renouvellement est bien plus court, mais l’énorme quantité de déchets laissés sur leurs bords, les eaux sales rejetées directement imposent une telle pression sur l’écosystème, que le résultat n’en est pas plus rassurant.

Même les eaux en bouteilles, traditionnellement « propres à la consommation » subissent un traitement lourd pour éliminer les constituants indésirables : germes comme produits chimiques. Il est très vivement conseillé de ne boire que l’eau en bouteille, mais quand on voit ce qu’elle a subi comme traitement, cela fait un peu peur tout de même ! Pour une très large majorité des marques mises sur le marché, le traitement consiste au minimum de deux traitements, et peut atteindre 6 traitements différents (ozonation, filtration, UV, charbon actif, osmose inverse, etc) !!! Malgré le fait que cela rende l’eau « consommable », la conséquence malheureuse est que l’eau perd tous ses minéraux qu’elle contenait « naturellement », et très rares sont les eaux reminéralisées après traitement : on ne voit en général aucune indication sur le contenu en minéraux des eaux en bouteille, chose improbable en Europe !

Pour ne pas dresser un tableau trop noir de la situation, on peut dire qu’il existe encore, et heureusement, des sources non touchées par l’activité polluante des humaines, mais celles-ci se font trop rares. Par exemple, l’école dans laquelle nous nous trouvons puise son eau du sous-sol, et sa qualité est plutôt bonne, elle est utilisée par tout le monde et pour tous les besoins (douches, WC, cuisine, boisson, potager), et on ne relève pas de problème majeur jusqu’à ce jour ! Cependant, pour palier aux variations saisonnières (alternance sécheresse / mousson), il semble nécessaire d’installer un système de filtration pour la partie eau de consommation, avec éventuellement une stérilisation. Ceci éliminera les matières en suspension et les germes éventuels présents dans l’eau.

 

Par nanie et ju - Publié dans : Ecologie
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