Grèce
Samedı 24 Octobre 2009 à 16H15 heure
locale,
entrée en Grèce
Pour se rendre à Kavala, on choisit la « route pittoresque » (ce sont les routes bordées de vert sur les cartes, Julien adore ça) qui longe la Mer Egée : pas déçus du
tout !
Le réservoir d’essence approche du dernier quart, il va falloir bientôt faire le plein, pas de souci d’ici Kavala, il y aura bien une station ! Après 50 Km de bord de mer,
arrivée sur Kavala en fin d’après-midi (c’est-à-dire après la tombée de la nuit), pas croisé une seule station, malgré les panneaux les indiquant, sont farceurs, les grecs ! Bon, on verra
après, une fois qu’on aura réussi à joindre Mag. Ok, Mag nous indique la route pour Filipi à 20 Km de Kavala, le petit village où ils habitent en ce moment, avec Dinos. On sort de la ville par
une bonne grosse côte à environ 270 %, et là, ce qui devait arriver arriva : panne sèche, Zinzin ne veut plus grimper ! Grrrr, Mélanie maudit un peu Julien pour son entêtement à vouloir
absolument trouver une station toujours plus loin... Mais bon, cela nous fera toujours une anecdote à raconter, et puis on n'avait pas encore fait notre petite marche quotidienne !!!
Aller, c’est parti, corvée d’essence, on prend le bidon, et on redescend... l’histoire aura pris du temps par une accumulation de surprises et découvertes des mœurs grecques : rares les
stations qui acceptent la carte bancaire, alors il faut retirer du cash, tout en bas de la ville et là, c’est 70 euros minimum, gloups ! Dinos nous l’apprendra plus tard, ici on paie tout en
cash, c’est pour cela qu’il est inutile de retirer des « petites sommes », OK, enregistré.
Résultat de la course : on arrivera à Filipi vers 21h00, au lieu de rendez-vous, qui n’est rien d’autre qu’une station service !!!! Décidément, très farceurs les grecs, peut-être un peu trop à notre goût ! Encore un peu de patience car ils n’habitent pas juste à côté, donc il nous faut à nouveau trouver un téléphone, heureusement des voisins curieux sont sortis de leur maison, on tente une approche, l’un d’eux dégaine son téléphone, pour appeler un anglophone, il comprend donc qu’on a besoin de son téléphone justement, pour appeler Mag, et le tour est joué, nous voilà arrivés à bon port, 5 heures après notre arrivée sur Kavala, rien que ça !
Comme c’est bon de se retrouver dans du « dur », avec douche chaude, machine à laver, véritable lit deux places, bref tout ce confort dont on se prive depuis notre départ ; et
puis, c’est réellement la première fois que l’on se pose plus de 3 jours au même endroit, et cela fait du bien à la tête et aux jambes ! L'installation chez Dinos, Magali et Santcho (le
chien) se fait dans le confort, on se sent comme des pachas... Tiens, parlons de Santcho : Mag et Dinos l'ont récupéré dans la rue, encore bébé. En effet, les chiens (et surtout les chats !!)
sont très nombreus dans la nature et en ville, mais ne sont pas considérés comme des "pestiférés", au contraire, les Grecs estiment qu'ils sont en totale
liberté, et cela ne dérange personne ! Et Dinos de dire "à quoi cela sert d'appeler
la SPA pour les mettre en cage". Mais il est utile quand même de rappeler qu'il existe des campagnes de stérilisation régulières pour limiter leur prolifération.
Le lendemain, petite balade en 4x4 sur les hauteurs de Kavala, vue imprenable sur la ville et la mer, magnifique ! On joue au foot, de la musique, comme quand on était ado, dans les
bois !
Et le soir, il va bien falloir goûter les produits de la mer, cuisinés à la Grecque : quelle claque, même Julien mange des fruits de mer (et oui maman, je sens que tu bondis sur ta chaise !), et dit « oui, mais c’est pas pareil, tu vois, là ce n’est pas cuisiné de la même façon, cela ne m’écœure pas du tout », et Mélanie retrouve ses plats qui ont bercés son enfance... façon « antipasti » italien ou « tapas » espagnol, une succession de plats nous arrive au milieu de la table, puis sur les côtés, puis sur la table supplémentaire parce qu’il n’y a plus de place : poulpe grillé, friture, pieuvre au vin rouge, moules en sauce, courgettes façon chips, poisson fumé et salé (à consommer impérativement avec le Uzo local, nommé « chipuro », avec ou sans eau, mais avec des glaçons : pas de vin à table, mais du Chipuro, attention la casquette, ça fait 40 ° !!), bref un véritable festin de la mer !
Pour continuer sur la bonne nourriture, chez Dinos et Magali, on goûte les fruits de la région, l’huile d’olive produite par des amis de la famille, les légumes du jardin, la féta systématique
sur tous les plats. Les Grecs attachent une grande importance à la qualité de leur alimentation et privilégient au maximum une agriculture vivrière. On ne va pas s’en plaindre, ah ça non !
Sans oublier le café Grec (ou Turc ???) fait dans les règles de l'art par Dinos !!
Petites balades dans les alentours de Filipi, dans la vieille ville de Kavala,
petit apéro traditionnel (nom oublié : c’est un pseudo-raki avec du miel, flambé : fantastique !), bref on profite, on se détend !
Cet arrêt nous aura permis de recharger nos batteries, et d’être prêts à mordre le bitume à nouveau ! Et c’est très justement que Dinos nous dit que le véritable voyage commence maintenant, à partir de la frontière turque !
D’ailleurs, en parlant de batterie, notre problème depuis l’Italie a été laissé en suspens, on n’utilisait plus la batterie auxiliaire. Il va falloir régler cela, avec l’aide de Dinos, natif de la région, cela peut aider ! Direction l’atelier Bosch, diagnostic du technicien : relais cramé en plus de l’interrupteur qui n’était pas adapté à autant d’ampérage, bizarre, c’était un interrupteur de tracteur... Ok, ma foi, change nous tout cela ! On se retrouve avec un bel interrupteur avec diode intégrée : la classe !
C’est le moment de repartir, on se dit à bientôt, Mag et Dinos comptent bien sur notre passage chez eux lors de notre retour d’Inde ! Merci encore à vous 3 (et oui, n’oublions pas
Santcho !), votre accueil nous aura fait chaud au cœur et nous redonne la patate pour la suite !
Nous voici donc repartis sur les routes en direction de la Turquie par l’autoroute !! En fait Dinos nous a expliqué que l’autoroute était actuellement en
construction, donc gratuite pour l’instant... Autant en profiter !! Tout le long de la route, Julien est frappé par le nombre de champs de coton que l’on voit. Des camions transportent ce
coton dans des remorques grillagées, ce qui du coup laisse s’échapper bon nombre de boules de coton que l’on retrouve le long de route...
1H30 après notre départ, une odeur de chaud nous alarme à nouveau nous décidons de nous arrêter à la dernière ville avant la frontière pour voir ce qui se passe. La batterie auxiliaire boue !!! Nos problèmes ne sont donc pas encore résolus, il y a toujours une surtension quelque-part, mais où ? et pourquoi ? Il est tard, la nuit est déjà tombée, on ne va pas entrer en Turquie de nuit avec un problème de batterie. Ok on débranche tout, on verra demain.
Pendant la nuit, nous nous apercevons que nous ne sommes plus seuls dans le camion : une souris grecque (ou serbe ?) a élu domicile chez Zinzin...
Le lendemain matin, après un petit tour sur des forums, on commence à cerner 2 ou 3 causes possibles du problème : alternateur, régulateur... (Tout ceci nous sera confirmé par la suite, par le père de Mélanie) Nous décidons de retourner dans un garage pour tester tout cela. Et le diagnostic tombe : c’est notre batterie qui est morte !! C’est elle la cause de tous nos problèmes, elle qui a fait griller le relais, l’interrupteur, les câbles... Nous changeons la batterie et nous revoici à nouveau sur les routes pour la Turquie !!! enfin !!!
Nous aurons parcouru 550 Km en Grèce...